Une vie nouvelle avec Jésus Survol de l’épître de Paul aux Romains, chapitres 1 à 8.

Je suis devenu un enfant de Dieu depuis que j’ai compris que j’étais un pécheur et que j’avais besoin d’un Sauveur. Avant d’être sauvé, j’étais perdu et je ne le savais pas. Je ne savais pas que j’allais en enfer. Je pensais que j’étais un homme bien.. J’avais un bon travail (j’étais professeur d’université en psychologie) et je m’imaginais que la vie était toute tracée, avec ma femme (qui est ici avec vous ce soir), et mes enfants. J’étais jeune, j’avais tout ce qu’il fallait pour réussir dans la vie : une bonne profession, une belle femme qui m’aimait et que j’aimais, des beaux enfants.

Mais j’avais énormément peur de la mort et je me disais : “Mais après la mort, qu’est-ce qu’il y a ? Est-ce qu’il n’y a rien ? Est-ce qu’il y a un jugement ? Est-ce qu’il y a un enfer ou pas ?” Et comme je n’avais pas de réponse, j’avais mis cela au placard et j’attendais de vieillir, je me disais : “Tu auras toujours le temps d’y penser, en attendant, réussis ta vie, profites-en.” Et un jour cela a commencé par la mort d’un de nos enfants. Une de nos filles est morte brutalement par accident, et là il s’est passé quelque chose. Non pas que le Seigneur cherche toujours à nous atteindre par des tragédies ou des choses de ce genre. Il y a beaucoup de chrétiens qui se convertissent simplement parce qu’ils ont le cœur touché. Mais mon cœur était dur et il fallait que quelque chose se brise. Et là, il a commencé à se briser. Et c’est à cette occasion-là que le Seigneur est entré dans notre vie à tous les deux, ma femme et moi.

Un collègue de l’université a eu l’occasion de nous donner un témoignage, et cela s’est passé le jour de l’enterrement, en plein cimetière. Son témoignage était très court, il s’est approché de moi, il m’a regardé bien dans les yeux et il m’a dit : “Henri, Dieu existe et Jésus-Christ est vivant.” Voilà la prédication. Cela suffit. Ce n’est pas la peine de faire des grandes prédications. “Dieu existe, JésusChrist est vivant !” Quand on a compris cela, on en tire des conclusions.

Et il y avait bien sûr le Saint-Esprit qui travaillait avec lui, parce que j’ai senti dans mon cœur que ce que cet homme disait était vrai. Je ne peux pas l’expliquer. Quelquefois vous vous dites : “Comment va réagir la personne à qui je vais dire un mot ?” Faites confiance à l’Esprit de Dieu. Semez, même une simple parole : “Jésus-Christ est vivant, Il est vraiment ressuscité !” C’était le message des apôtres au début. Si vous regardez les premières prédications, ce n’était pas des longs discours de théologie. C’était des hommes qui avaient vu Jésus mort, qui l’avaient vu ressuscité, qui avaient vécu avec Lui quarante jours après sa résurrection, et cela a tellement bouleversé leur vie qu’ils en parlaient à tout le monde. Si quelqu’un n’est pas convaincu aujourd’hui ici que Dieu existe et que Jésus-Christ est vraiment vivant, il a en face de lui quelqu’un qui est convaincu ; il y en a d’autres dans la salle qui sont convaincus que Jésus est vivant, et que non seulement Il est vivant, mais Il est capable de transformer des vies.

Je vais en rester là pour ma présentation, cela suffit, parce que je voudrais centrer le message sur le Seigneur Jésus, sur sa Parole, et je crois que le Seigneur veut encourager tout le monde ce soir à aller plus loin avec Lui dans la mesure où on a une bonne vision des choses. Quand vous avez dans le cœur la vision du plan de Dieu pour votre vie, cela change beaucoup de choses.

Vous pouvez être converti, vous pouvez être chrétien, mais vous pouvez ne pas avoir de but pour votre vie, sinon d’attendre la mort ou l’enlèvement. Ce n’est pas très positif comme but dans la vie. Autant mourir tout de suite si c’était cela le but. Si le Seigneur nous appelle à la conversion pour nous dire : “J’ai pardonné tes péchés et il y a le ciel qui t’attend !”, si c’était uniquement cela le plan de Dieu autant Lui dire tout de suite : “Mais Seigneur, prends ma vie tout de suite, et fais-moi monter. Puisque tu m’as sauvé et qu’il y a un ciel merveilleux qui m’attend pour l’éternité où je te verrai, autant partir tout de suite Seigneur. On est bien mieux là-haut que sur cette terre de misère !”
Mais ce n’est pas le plan de Dieu. Vous avez remarqué qu’Il n’envoie pas une crise cardiaque à tous ceux qui se convertissent. Non, ce n’est pas du tout comme cela que Dieu agit. Il veut que nous comprenions qui Il est, et ce qu’Il a fait pour nous, pour que nous puissions rester un moment avec Lui sur cette terre, pour pouvoir en parler à d’autres, pour pouvoir les amener au Seigneur. Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas Dieu, qui souffrent. C’est vraiment une terre de misère sur laquelle nous vivons.

Est-ce que tout le monde connaît Jésus ? Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas Dieu, ils sont loin d’être dans le paradis. Et je connais même beaucoup de chrétiens qui sont loin d’être sur cette terre dans un paradis ; des chrétiens qui souffrent, des chrétiens qui n’ont pas de but précis pour leur vie, ou des chrétiens qui sont submergés de problèmes, qui sont dans la culpabilité ou qui ont l’impression que leur vie spirituelle est bloquée, qu’il y a quelque chose qui n’avance plus, et qui sont là en train de s’interroger devant le Seigneur en disant : “Mais Seigneur est-ce que cela marche vraiment ?”

Nous avons un grand témoignage à donner au monde, aux puissances des ténèbres qui sont présentes dans le monde invisible, nous avons un témoignage à donner à l’Eglise de Jésus-Christ, et avant tout nous avons un témoignage à donner au Seigneur Lui-même ! Le Seigneur a pris la peine de quitter son ciel pour venir s’incarner ici, pour prendre un corps d’homme tout simple comme nous, pour vivre trente-trois ans sur cette terre, pour souffrir ce qu’Il a souffert. Il a souffert à chaque instant sur cette terre, pas seulement à la Croix, mais sur cette terre cela a été une vie de souffrance pour Jésus. Il n’était pas compris, Il était rejeté par sa famille, ses propres disciples ne le comprenaient pas ; les Juifs, le peuple de Dieu vers qui Il avait été envoyé, l’ont rejeté. Il était constamment en souffrance devant le péché, devant la rébellion, devant tout ce qui se passait sur cette terre, Lui qui était venu apporter le salut, la paix dans les cœurs, les siens l’ont rejeté et Il a fini sur une Croix.

S’il avait été possible pour Dieu de nous donner le salut et le pardon sans que Jésus prenne la peine qu’Il a prise à quitter son ciel pour venir sur cette terre, s’il y avait eu un autre moyen, Jésus ne serait pas descendu. Il n’y a pas d’autre moyen pour être pardonné de nos péchés que de croire en Jésus-Christ. Il n’y a pas d’autre moyen pour entrer dans le paradis que d’accepter Jésus comme notre Sauveur et notre Seigneur personnel. Il n’y en a pas d’autre. Bien-aimés, il n’y en a pas d’autre. Si vous pensez qu’il y a un autre moyen, vous vous trompez, et un jour si vous ne changez pas d’avis, vous serez cruellement déçus.

Ce soir, je voudrais que nous remettions en perspective par la Parole du Seigneur le plan de Dieu pour nos vies, le chemin que Jésus a tracé pour nous, du début à la fin, pour que cela soit clair et puisse nous encourager à continuer sur ce chemin dans la foi en sachant où nous allons. Il faut savoir où l’on va dans la vie.

Je commencerai par l’épître aux Romains, du chapitre premier au chapitre 8. Je ne veux pas tout vous lire, mais simplement prendre un certain nombre de versets qui sont comme des étapes sur ce chemin, pour nous montrer où nous en sommes !

Au début de la vie, on ne connaît pas vraiment le Seigneur comme son Sauveur ; cela peut être le cas de quelqu’un qui est dans une religion chrétienne, qui a pu être baptisé dans cette religion, ou aller aux offices, ou à l’église, qui est peut-être né dans une famille chrétienne, mais qui ne peut pas dire honnêtement : “Oui je connais Dieu.” Si je te demande : “Est-ce que tu crois en Dieu ?”, tu me diras peut-être oui. Mais si je te dis : “Est-ce que tu le connais personnellement, dans une relation vivante et personnelle qui touche ton cœur ?” Il y en a qui, s’ils sont honnêtes, diront : “Eh bien non. Je crois, mais je ne peux pas dire que je le connaisse vraiment.” Et c’est cela qui intéresse le Seigneur, c’est que notre foi en Lui aboutisse à une vraie connaissance de sa personne. Dieu a créé les hommes pour que les hommes le connaissent, et pour qu’Il puisse déverser dans leur vie toutes ses bénédictions. Il en a beaucoup en réserve. Dieu est amour et il désire avoir en face de Lui quelqu’un d’autre pour lui donner cet amour. Dieu veut en face de Lui des créatures qui le connaissent, parce qu’Il veut déverser son amour dans leur vie et Il veut réaliser son plan dans leur vie.

Quel était le plan de Dieu au commencement ? Dieu a commencé par créer l’univers, le ciel, la terre, les étoiles, mais Il avait créé tout cet univers dans un seul but : pour y mettre un homme et une femme. Et quand Dieu a créé Adam et Eve, ils étaient parfaits, sans péché. Il leur a dit que dans le jardin il y avait entre autres, deux arbres, l’arbre de la connaissance du bien et du mal et l’arbre de la vie. « L’Eternel Dieu dit à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2:17). Dieu mettait leur obéissance à l’épreuve.

Dieu fait toujours comme cela : quand Il nous demande quelque chose, Il nous teste. Il a créé l’homme et la femme sans péché et Il leur a donné le pouvoir de décider si oui ou non ils allaient obéir à son ordre. Il ne leur a pas dit : “Je vous crée pour que vous restiez en permanence avec moi, sans la possibilité de choisir.” Il les a créés pour qu’ils choisissent soit de rester avec Lui, soit de refuser. C’est cela, une vraie marque d’amour. Si tu aimes quelqu’un, tu vas choisir de rester avec Lui et inversement. Si tu te sens lié dès le départ sans avoir le choix, cela n’est pas de l’amour. Dieu voulait créer des hommes et des femmes qui le choisissent et qui choisissent de rester avec Lui.

Adam et Eve ont choisi de désobéir et ils sont morts. Et la mort a été d’abord une mort spirituelle : c’est leur esprit qui a été coupé de Dieu. Dieu seul est la vie, et si on est coupé de la source de la vie, on ne peut aller qu’à la mort. Et quelques centaines d’années après, la mort, qui était déjà dans leur esprit, s’est manifestée dans leur corps et ils sont morts physiquement. Quelle tristesse pour le cœur de Dieu de voir cela. Dieu avait prévu un plan pour cet homme et cette femme. Ce plan était de conquérir l’univers, la terre, pour la peupler, et c’était de manifester la gloire de Dieu dans leur vie, puisqu’ils avaient été créés à l’image de Dieu, c’est-à-dire avec un esprit, une âme, capables de penser, de réfléchir, d’avoir des sentiments comme Dieu. Ils étaient maintenant coupés de la source de la vie et ils allaient à la mort.
Ils ont été créés intelligents et pleins de moyens, et il a alors fallu pour s’en sortir, qu’ils comptent sur leur intelligence et leurs moyens personnels, les moyens humains sans Dieu. Et vous voyez ce que cela a donné aujourd’hui : un monde entier ou presque entier qui ne connaît pas Dieu, qui est coupé de la source de la vie, mais qui a plein de moyens intellectuels, scientifiques, et autres, pour essayer de s’en sortir sans Dieu.

Vous voyez ce que cela donne ! Le monde qui est autour de nous ne va pas bien. Bien sûr, on a des voitures, des machines à laver, des ordinateurs, des téléphones portables, des choses que l’on n’avait pas il y deux mille ans. Mais ce n’est pas ce genre de progrès qui touche le cœur de Dieu. Ce qui touche le cœur de Dieu, c’est d’avoir des hommes et des femmes qui sont pleins d’amour, qui sont pleins de paix, de joie, qui ne font pas de mal aux autres, qui ne se haïssent pas, qui ne se font pas la guerre.

Et aujourd’hui que voyons-nous ? Des hommes qui se font la guerre, qui s’entre-tuent. Et souvent dans l’Eglise qu’est-ce que l’on voit ? Des hommes et des femmes qui se font la guerre et s’entretuent avec d’autres moyens : des divisions, des animosités, des querelles. Tout cela est dû à ce venin qui s’appelle le péché, qui est entré dans l’homme dès le début, quand l’homme et la femme ont désobéi, quand la mort est entrée. Quand ils ont écouté la voix du serpent, c’est comme s’ils avaient été piqués spirituellement par ce venin mortel qui s’appelle le péché, et qui conduit à la mort. Et c’est pour cela que Jésus-Christ est venu ! Il a vu que les hommes que Dieu avait créés, étaient tous tombés dans la mort et le péché, et que s’Il n’intervenait pas, ils seraient perdus pour l’éternité. Dieu a envoyé Jésus-Christ comme moyen pour nous en sortir et nous sauver. Jésus, c’est la porte, c’est le chemin, c’est la vie, la vérité, Il est tout. Jésus est venu sur cette terre et Il a accepté de payer le prix que nous aurions dû payer : la mort. Il l’a prise sur Lui, Il a payé de Sa vie. C’est grâce au fait que la justice de Dieu a été satisfaite, que nous maintenant si nous prenons Jésus comme Sauveur, comme Seigneur, nous pouvons avoir notre péché ôté, et nous pouvons retrouver la communion et la vie avec Dieu.

Et c’est ce que l’épître aux Romains nous montre. Au chapitre 1, Paul dit que l’homme est impardonnable s’il ne comprend pas qu’il y a un Dieu, uniquement en voyant la perfection de la création. Il est écrit : « Ils sont inexcusables ». Parce que quand on voit la beauté de la création, dans ses moindres détails jusque dans l’infini, on est obligé de se dire : “Mais ce n’est pas du hasard, il y a quelqu’un qui a fait cela, il y a un Dieu. Je ne le connais pas, mais il y a un être, quelqu’un et j’aimerais le connaître”. Si Dieu voit cet état d’esprit-là dès le début c’est bien parti. Ceux qui sont complètement aveuglés, ce sont ceux qui, à un moment donné de leur vie, ont compris que cette création ne pouvait pas être un hasard et qui ont eux-mêmes dit : “Non, je décide que ce n’est pas un Dieu qui a créé cela”. Et ils s’enferment dans la désobéissance, volontairement, parce que la gloire de Dieu éclate comme à l’œil nu quand on regarde cette gloire dans ses œuvres. C’est le thème du premier chapitre. Les hommes, voyant la création, doivent se dire : “Il y a un Dieu”.

Dans le deuxième chapitre, Paul parle aux Juifs. Les Juifs formaient un peuple à part parmi toutes les nations, dans ce sens que Dieu avait choisi au départ un homme, Abraham, qui avait obéi à Dieu, et Dieu pour le récompenser Lui avait dit : “De toi va sortir une nation et de cette nation sortira le Sauveur”. C’était le peuple hébreu. Puis les Hébreux avaient reçu la loi de Dieu, une loi merveilleuse, magnifique. Mais il n’y avait qu’un problème avec cette loi, c’est que personne n’était capable de lui obéir entièrement. Personne, personne ! Les Juifs religieux s’efforçaient de tout leur cœur d’obéir à cette loi, aux centaines de commandements que Dieu avait donnés, mais ils n’y sont jamais, jamais parvenus. Et même aujourd’hui, les Juifs religieux qui passent leur vie à étudier les commandements de Dieu et à essayer de les mettre en pratique, n’y arrivent pas. Ils n’y arrivent pas, non parce qu’il y a trop de commandements, mais ils n’y arrivent pas parce que notre nature nous empêche d’y arriver. On ne peut pas obéir, si nous gardons notre nature de péché.

Nous naissons tous sur cette terre dans une nature de péché, par hérédité par Adam et Eve, on n’y peut rien ! Nous naissons pécheurs. On n’a pas choisi de venir sur cette terre pécheur ou “nonpécheur”, on naît pécheur, on entre dès la naissance déjà sur cette terre dans le péché et dans la mort. Nous naissons sur cette terre pour mourir, c’est terrible. La mort est déjà inscrite dès la conception, dans le petit fœtus qui est dans le sein maternel. Alors ces Juifs qui avaient reçu la loi de Dieu et s’enorgueillissaient, étaient tout contents d’avoir reçu la loi de Dieu. Ils l’enseignaient et Paul leur dit : “Mais toi qui enseigne la loi de Dieu, tu ne la mets pas en pratique. Toi qui te prétends le grand chef spirituel du peuple de Dieu, tu n’es pas capable de mettre cette loi en pratique, et tu n’es qu’un hypocrite”. C’est ce que Jésus disait aux pharisiens : “Hypocrites, vous connaissez la Parole. L’extérieur est très beau, mais dedans vous êtes comme des tombeaux remplis d’ossements. Et tous vos cœurs au départ dans cette vie, sont comme cela, ils sont remplis de pourriture”. Il n’y en a pas un sur cette terre qui naît avec un cœur propre. Pas un. Nous avons tous notre cœur rempli d’impuretés et on s’en rend bien compte en grandissant. C’est donc ce que Paul dit aux Juifs au chapitre 2 de cette épître aux Romains.

Ensuite au chapitre 3, il élargit un peu et maintenant il parle à l’humanité tout entière, non seulement aux Juifs mais à tout le monde. Et il dit : “Mais vous savez que finalement, Juif ou pas Juif, on est tous dans le même sac ! Il n’y a pas un seul juste”. Moi je m’imaginais être juste. Je savais bien que je n’étais pas parfait, mais comme j’étais quelqu’un ayant une bonne éducation, que je n’avais jamais été dans la rue, jamais drogué… je m’imaginais que j’étais quelqu’un de bien. Mais quand Dieu fait la lumière, on se rend compte de ce qu’il y a au fond du cœur. C’est ce que Jésus a fait, ce fameux soir où je me suis converti. C’est le Saint-Esprit qui est venu faire la lumière dans mon cœur, et qui m’a dit simplement : “Eh bien regarde, jusque-là tu étais dans les ténèbres, tu ne pouvais pas voir ce qu’il y avait au fond de ton cœur, mais je fais la lumière. Regarde un peu ce qu’il y a au fond”. Et ce n’était pas beau à voir du tout. C’était très moche et j’ai compris que j’étais condamné. On n’a pas à s’enorgueillir devant Dieu. Qu’est-ce que l’on a à faire valoir devant Dieu ? Rien du tout. Le chapitre 3 nous montre donc que tous les hommes sont pécheurs. Il n’y a pas un juste, pas même un seul.

Au chapitre 4, il commence à ouvrir la porte et il dit : “Mais puisque vous avez compris que tous, Juifs, Grecs… sont tous pécheurs, il faut que vous sachiez que le seul moyen pour être sauvé – ce n’est pas par les bonnes œuvres, ce n’est pas par les bonnes actions, ce n’est pas par obéissance à la loi, vous n’allez pas y arriver, alors arrêtez de vous tromper – le seul moyen d’être sauvé devant Dieu, c’est par la foi, par la foi que Dieu donne”. Comment Abraham a-t-il été justifié ? Par la foi ! Pourtant, Abraham vivait à l’époque de l’Ancien Testament. Il a été justifié parce qu’il a cru ce que Dieu a dit, et parce qu’il a obéi.

Il a entendu la Parole de Dieu, il l’a reçue dans son cœur et il a eu la foi. Il a obéi et Dieu l’a déclaré juste. Si Dieu a pu le déclarer juste à ce moment-là, c’est parce qu’Il savait que Jésus-Christ allait venir pour pardonner tous les pécheurs. D’avance, Abraham a reçu le bénéfice du sacrifice de Jésus parce qu’il a eu la foi. Et c’est ce que dit Paul dans ce chapitre 4. Personne ne peut être sauvé autrement que par la foi, mais pas n’importe quelle foi, pas simplement le fait de croire en Dieu, mais le fait de croire en la Parole du Seigneur, en ce qu’Il dit. Il y a beaucoup de gens dans le monde qui croient en Dieu : des musulmans des bouddhistes, des hindous croient en Dieu, mais ils ne croient pas en la vérité dont le nom est Jésus ; ils ne croient pas en la vérité de Dieu qui s’appelle sa Parole. Or, il n’y a qu’une Parole de Dieu, la Bible.
Au chapitre 5, puisque Paul vient de dire que nous sommes justifiés par la foi, il va encore un peu plus loin et parle de la foi en Christ. Il dit que Christ, au temps marqué, a été manifesté, il a vécu sur terre. Lui seul au monde a observé parfaitement la loi, et Il est mort pour supporter le prix de ma condamnation. Il fallait que la justice de Dieu soit satisfaite. Dieu devait me condamner à mort à cause de mon péché et comme Il m’aime, Il a envoyé Jésus pour qu’Il soit condamné à mort à ma place. C’est ce que Jésus a fait. Il a été condamné à mort à ma place. Il a payé pour le prix de mes péchés et son sang qui a coulé, a effacé mes péchés. Le sang du sacrifice parfait, le pur précieux sang de Jésus a le pouvoir d’effacer tous les péchés, pourvu que nous croyions. C’est l’objet du chapitre 5 : nous ne sommes justifiés que par la foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

Jusqu’au chapitre 5, Paul dresse le tableau de l’humanité, des Juifs et des non Juifs, et tout cela aboutit à un lieu qui s’appelle Golgotha et la Croix. Sur le chemin qu’il y a entre Dieu et les hommes, il y a un passage obligé, c’est la Croix. Personne ne peut passer à côté ou contourner la Croix. La Croix occupe tout le chemin, et tous les hommes qui veulent se tourner vers Dieu pour le rencontrer se heurtent à la Croix. (Ce n’est pas la Croix en elle-même, c’est Celui qui était sur cette Croix ; c’est la personne de Jésus-Christ qui est monté sur cette Croix pour payer pour nous). Et à partir de là, il faut choisir. Et la porte ne s’ouvre que si nous avons reconnu notre condition de pécheur, si nous avons demandé pardon, et si nous avons reconnu que Celui qui est mort sur la Croix, a payé par amour pour nous, pour nous donner la vie et le pardon, le pardon complet de tous nos péchés.

Si vous avez vraiment rencontré le Seigneur comme votre Sauveur et votre Seigneur, vous avez écouté le message de l’Evangile et vous avez été confronté à la personne de Jésus, à son amour merveilleux, parce qu’Il a fait tout cela par amour pour vous. Il n’est pas venu nous pointer du doigt en nous disant : “Toi, tu es imparfait, tu es rempli de péchés” Il n’est pas venu faire cela, Il est venu mourir pour nous attirer à Lui par l’amour qui émane de cette Croix, de ce sacrifice, pour nous faire comprendre par son Esprit qu’il fallait que l’on se dégage vite de ce péché qui nous enveloppe si facilement, pour nous réfugier au pied de la Croix et dans les bras de Jésus. Et pour tous ceux qui ont fait cette expérience, qui ont dit : “Jésus, je reconnais que je suis pécheur, pardon, que ton sang me lave, me purifie”, le sang de Jésus efface tout et le Saint-Esprit accomplit à ce moment-là un miracle extraordinaire. Il prend notre vieil esprit mort, coupé de Dieu, Il rétablit le contact et Il le fait ressusciter. Il lui rend la vie que Dieu lui avait donnée au départ, du temps d’Adam et Eve, et qui a été perdue ensuite. Et quand tu te tournes vers Jésus dans la foi, Il lave tous tes péchés, Il te pardonne, Il te donne un esprit nouveau, et une vie nouvelle avec Jésus commence.
Et pour beaucoup de chrétiens, c’est une vie de problèmes qui commence, de grands problèmes. Je ne dis pas cela pour vous décourager parce que Jésus est la solution. Mais si vous avez une certaine expérience, vous savez que la vie chrétienne n’est pas un tapis de roses. Mais ce qui est le plus terrible pour des chrétiens, c’est de se trouver bloqués spirituellement après quelques mois ou quelques années de grand bonheur avec Jésus. Au début c’est merveilleux quand on sait que notre péché a été enlevé, que l’on peut marcher en nouveauté de vie. On a le cœur débordant de reconnaissance et d’amour, on veut tout faire pour Jésus. Et on fait tellement de choses de travers !

Mais ce n’est pas cela, qui au départ, choque le plus le Seigneur. Le problème du Seigneur à ce moment-là, c’est qu’Il voit des hommes et des femmes – je ne parle pas des chrétiens nés de nouveau, sincères avec Dieu, sérieux avec leur Dieu – qui vivent à la surface, à la superficie ! Si vous êtes un chrétien superficiel, un chrétien à la surface des choses, si vous vous contentez de peu et si vous laissez la voix du Saint-Esprit et de votre conscience s’engourdir et s’éteindre, vous n’allez pas trop vous poser de questions sur votre situation ! Mais je n’appelle pas cela la vie de chrétiens sérieux. Les chrétiens sérieux sont ceux qui aiment leur Seigneur et qui veulent Lui plaire, qui lisent la Parole et qui disent : “Mais je vois quand même une grande différence entre ce que Dieu nous demande sur cette terre, les objectifs qu’Il nous fixe, ce que Paul et les apôtres demandent, ce que Jésus demande, et ce que moi je suis en train de vivre et de pratiquer”.

Alors on se réfugie derrière l’idée que Dieu est bon et que de toute façon Il va toujours nous pardonner quand on Lui demande pardon, et c’est vrai. Vous pouvez demander pardon soixante-dix fois sept fois par jour à Jésus, vous serez pardonnés et sincèrement pardonnés. Mais vous devez comprendre que le cœur de Jésus a soif d’autre chose pour nous. Il ne veut pas passer son temps simplement à nous pardonner constamment nos manquements, nos péchés. Il est heureux quand nous les Lui confessons, Il est heureux, Il ne demande qu’à nous pardonner. Mais Il ne demande qu’à nous faire avancer jusqu’à un point où on va avoir la victoire sur ce péché, ou quand la tentation va venir, on va pouvoir lui résister et avoir la victoire. C’est cela qui intéresse le Seigneur, ce n’est pas constamment de tomber dans le péché, de Lui demander pardon, c’est de rendre un témoignage qui soit à sa gloire !

Le monde attend que l’Eglise rende un témoignage qui soit à la gloire de Dieu. Et je crois que le Seigneur a tout pourvu pour qu’elle le rende. Et c’est ce que Paul commence à aborder à partir du chapitre 6. Il parle à des chrétiens et il leur dit : “Maintenant que vous avez été transformés, il ne faut plus que le péché règne sur vous. C’est fini, c’est fini, quel qu’il soit ! Même le plus petit !” Vous pourriez me dire : “Oui, mais quand même, il ne faut pas placer la barre trop haut. Dieu a fait un grand travail dans ma vie. Il y a juste une petite chose : c’est que de temps en temps je me mets en colère contre ma femme, (contre mon mari). Je lui demande pardon, mais ce n’est pas grave”.
Mais oui, c’est grave. C’est très grave parce que Dieu a une solution parfaite, et que si nous ne mettons pas sa solution en pratique nous ne glorifions pas son nom. Le célèbre Lincoln, le Président américain qui a été assassiné, disait : “Vous pouvez tromper tout le temps quelques personnes, vous pouvez tromper tout le monde un certain temps, mais vous ne pouvez jamais tromper tout le temps, tout le monde, surtout pas Dieu”. Alors le dimanche ou aux réunions, vous pouvez avoir un extérieur parfait, comme il faut, un comportement de chrétien rempli de l’Esprit, et puis le dos tourné quand vous êtes chez vous, ce n’est plus le même comportement ! C’est en général à la maison que cela se passe, vous avez remarqué ? C’est avec le mari ou la femme, jamais quand il y a quelqu’un à côté. C’est avec les plus proches que ce qui n’est pas réglé ressort, ou alors quand la tension est si forte que là cela explose, on ne peut plus tenir, les barrières ne tiennent plus. Mais est-ce que cela satisfait le cœur de Dieu ? Non. Et cela ne satisfait pas non plus le cœur des enfants de Dieu qui sont honnêtes, qui disent : “Seigneur, on ne veut pas d’hypocrisie, on en a assez, on veut être vrai”. Autant montrer carrément ce que l’on est, en demandant pardon après, plutôt que de le cacher pour faire semblant. Mais le mieux, le mieux, c’est encore d’être transformé complètement pour que le caractère de Jésus se manifeste pleinement en nous. C’est cela la grande victoire sur le péché.

Beaucoup de chrétiens, au début de leur vie chrétienne commencent sur les chapeaux de roues parce qu’ils sont pardonnés, ils le savent et c’est vrai, mais ils n’ont pas compris qu’ils traînent encore avec eux une vieille ancienne nature qui s’appelle la chair. Ils n’ont pas compris comment régler son affaire à cette chair qu’ils traînent encore avec eux. Quand cette chair commence à se manifester dans leur vie, par toutes sortes de choses que l’on connaît bien, ils essayent d’avoir la victoire par toutes sortes de moyens, sauf le moyen biblique, le seul, l’unique qui est : la puissance de la Croix ! Il ne faut pas oublier que la chair a des pensées contraires à celles de Dieu, la chair est impure, elle est mauvaise, elle est coléreuse, elle est tout ce que l’on veut, sauf le caractère de Jésus.

Maintenant au chapitre 6, Paul s’adresse à ceux qui ont accepté Jésus comme leur Seigneur et Sauveur. On va lire quelques passages dans le chapitre 6 des Romains, au verset 1 : « Que dironsnous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? (Certains chrétiens pourraient se dire : Restons faibles et pécheurs, comme cela on peut toujours manifester la grâce de Dieu dans le pardon qu’Il nous donne. Non, ce n’est pas comme cela que l’on va glorifier Dieu.) Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? (Paul a l’air de dire à ces chrétiens : Comment est-ce possible que l’on puisse encore pratiquer quelque chose qui s’appelle le péché ?) Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ (le mot grec c’est “plonger”, donc on a été plongé en Jésus, plongé en la mort et la résurrection de Jésus), c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ». Il commence à leur donner la solution. Quand il leur dit : ” Ignorez-vous que “, cela veut dire que beaucoup de chrétiens, mes bien-aimés frères et sœurs, l’ignorent ou alors ils l’ont lu comme cela, c’est entré quelque part dans une case de l’intelligence, et après la case a été fermée. Mais je vous assure que le Seigneur veut remettre en vie et en lumière tout ce que l’Eglise ignore, et tout ce qu’elle a laissé de côté, c’est-à-dire le message et la prédication de la Croix.

Si cela ne va pas dans l’Eglise, c’est que la prédication de la Croix n’est plus prêchée dans sa totalité. On la prêche pour amener des gens au Seigneur, sinon personne ne serait converti, mais on ne la prêche pas dans sa totalité pour nous montrer comment avoir la victoire totale sur le péché, en comprenant vraiment ce que Jésus est venu faire quand Il est mort sur cette Croix. ” Ignorez-vous “, est-ce que tu le sais ? Peux-tu me dire : “Oui moi je le sais” ? Alors si tu le sais vraiment, est-ce que tu le vis ? Si tu ne le vis pas, c’est peut-être que tu ne le sais pas bien, ou peut-être que tu ne sais pas comment le mettre en pratique. Si c’est une doctrine que tu as inscrite là sur un tableau dans ton salon c’est bien, mais c’est encore mieux quand tu le vis vingt-quatre heures sur vingt-quatre, du matin quand tu te réveilles, jusqu’au lendemain matin quand tu te réveilles. Que tu le vives !

Et quand je pose la question à des chrétiens : “Ecoute mon frère, ma sœur, est-ce que tu es sûr, convaincu que Dieu t’appelle à marcher sur terre comme Jésus a marché ?”, il n’y en a pas beaucoup qui me disent oui. La plupart me disent : “Bon je laisse faire le Seigneur, Il est Souverain, Il fait ce qu’Il veut, mais de toute manière sur cette terre personne ne peut être parfait. On ne sera parfait qu’après la mort là-haut”. Cette manière de voir ferme la porte à Jésus, qui voudrait nous montrer comment être parfait sur cette terre. Paul a dû beaucoup souffrir à expliquer cela à ses frères et sœurs, avec des résultats pas toujours évidents. Paul voulait leur dire : “Comme vous avez reçu Christ, marchez en Lui, comme Lui a marché “. Regarde Jésus dans les évangiles : sa marche de tous les jours, son caractère, son amour, sa patience ; Il veut que nous marchions comme cela.

Je vais lire Romains 8:29 : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés ». Tout est au passé ; c’est fait, c’est accompli. Il les a prédestinés à être semblables à l’image de son Fils… Oui, là-haut dans le ciel… Vous, ici, maintenant. Quand Jésus, lors du sermon sur la montagne, s’adresse à ses disciples et qu’Il leur dit en terminant son sermon : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », Il ne leur dit pas : “Plus tard ! pour le moment vivez votre vie misérable et attendez que je revienne vous chercher”. Il ne leur dit pas cela, Il leur dit : « Soyez saints comme je suis saint ». Il parle à des hommes incarnés sur cette terre. « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », donc parfait comme Jésus puisque Jésus est l’image du Père manifesté dans la chair.

Dans le plan que Dieu a pour nous, depuis l’état de pécheur non converti, jusqu’à la perfection manifestée dans la vie du chrétien né de nouveau qui a accepté Jésus, sur ce chemin-là Dieu veut nous expliquer, nous conduire pas à pas pour que l’on comprenne. Il peut le faire. Quand on a compris, quand on sait déjà ce que Dieu veut, cela stimule notre foi. Si la Parole me disait : “Attends que je revienne et d’ici-là vit avec la nature que tu as ; je te pardonnerai chaque fois que tu confesseras tes péchés”, je dirai : “Merci Seigneur, mais je suis très triste de vivre comme ça, reprends-moi vite et je ne peux pas donner un témoignage à ta gloire, sinon que tu peux me pardonner à chaque fois que je te demande pardon”.

Il faut se débarrasser de cette fausse idée. Elle est plantée par un certain nombre de prédicateurs, qui n’ont pas compris. La Parole qui est annoncée du haut de l’estrade est importante. Des messages qui ne correspondent pas à la vérité de la Parole ne peuvent pas donner la foi ! Si on vous inculque dès le début l’idée que vous ne serez jamais parfaits sur cette terre et qu’il faut rester dans l’humiliation, il y a un problème : l’humiliation; oui ! mais pas l’humiliation d’un pécheur qui n’a pas la victoire sur le péché : non ! Je reste dans l’humiliation et dans l’humilité parce que je sais que si le caractère de Jésus doit se manifester dans ma vie, cela ne sera ni par mes forces, ni par ma volonté personnelle, ni par mes actes quels qu’ils soient, cela sera uniquement par la foi en ce que Dieu dit.

C’est comme pour le salut, si je peux être sauvé c’est uniquement par la foi en l’œuvre de Jésus ; si je peux apprendre de Lui à marcher dans la perfection, c’est uniquement par la foi en Son œuvre. Qu’est-ce que vous avez fait pour être sauvés ? Vous avez ouvert votre cœur à la Parole, vous l’avez laissé entrer, elle a produit la foi ; vous vous êtes tournés vers Jésus, vous lui avez demandé pardon, Il vous a donné une vie nouvelle. Qu’est-ce qu’il faut faire pour apprendre de Lui à marcher dans la perfection ? Ecouter sa Parole telle qu’Il l’a donnée, ouvrir votre cœur, laisser le Saint-Esprit faire son œuvre et c’est par la foi que Dieu vous donne la puissance d’y parvenir. Et il y a un apprentissage qui progresse à mesure que la lumière se fait.

Je reviens à Romains 6, au chapitre 6 et au verset 5, Paul dit : « En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection… » Il y a là un petit mot qui est important ! Le “si” ne veut pas dire que c’est une éventualité que l’on peut rater, mais cela veut dire qu’il est possible de ne pas y arriver si nous ne faisons pas exactement ce que Dieu nous demande de faire pour y arriver. Si nous voulons marcher dans une vie de résurrection, c’est cela la vie de Jésus, il faut d’abord avoir été plongé complètement dans la mort. Beaucoup de chrétiens voudraient vivre la vie de résurrection, tout en ayant leur vieille nature encore bien vivante. C’est une impossibilité radicale. C’est comme si vous essayiez de mélanger de l’huile et de l’eau, cela ne marchera pas. Si nous sommes devenus conformes à Jésus dans sa mort, cela veut dire que nous sommes vraiment passés par la mort de toute notre vieille nature ; alors là nous pouvons être conformes à Lui dans sa résurrection. Et c’est cela que Jésus commence à faire dès le début de notre nouvelle naissance. Il commence à mettre concrètement à mort, dans notre vie tout ce qui reste encore de la vieille nature en nous. Et si nous n’avons pas compris qu’Il veut faire cela jusqu’au bout, nous allons Lui résister, nous n’allons pas pouvoir être utilisés pleinement par Lui, nous n’allons pas glorifier son nom parce que la vie de résurrection ne va pas pouvoir se manifester pleinement. Elle va être bloquée par tout ce qui n’est pas encore mort dans la chair.

Il faut comprendre comment mettre cela à mort. Ce n’est pas simplement en disant : “Bon je sais qu’il faut que je crucifie ma chair”. Combien de chrétiens ai-je entendus dire : “Je la mets bien sous l’eau, mais elle ressuscite tout le temps” ou bien : “Elle a la vie dure”. Ce n’est pas normal. Tu n’as pas à lutter contre la chair et le sang. Une fois que tu as compris comment régler le sort de la chair une fois pour toutes, après tu peux apprendre comment marcher dans la victoire en maintenant la chair tout le temps au fond de l’eau, et dans la vie pratique cela va se faire vite. C’est toi qui lui permets de sortir de l’eau, ce n’est pas elle qui doit commander. Si tu la maintiens par la foi au fond de l’eau, tu pourras marcher dans la vie de résurrection en permanence. Pour marcher dans la vie de résurrection, il faut que notre cœur soit honnête et entier devant Dieu et que l’on puisse dire : “Seigneur, je n’y vois peut-être pas tout à fait clair sur ce qui est charnel, alors je t’en prie, fais la lumière, parce qu’il n’y a que ta lumière qui peut me montrer ce qui est encore charnel ou pas. Fais ta lumière et je t’en supplie montre-moi, apprends-moi comment mettre cela à mort”. Cela va te coûter très cher, cela va te coûter toute ta vie, toute ta vie personnelle, tout ce qui était ta vie dans le passé. Cela va être mis à mort jusqu’au dernier atome. Tu peux compter sur Dieu qui a l’œil fin et qui voit exactement ce qui reste encore vivant de la vieille nature.

Quand un petit enfant grandit, si vraiment il doit avoir une vie qui tienne debout, il faut que ses parents l’éduquent. Dans cette éducation il y a des moments où il faut corriger par amour, pas pour cogner dessus parce que l’on est méchant, simplement par amour pour montrer que ceci est bon et cela ne l’est pas. Et si le petit enfant ne comprend pas assez vite, il y a une correction à donner pour qu’il comprenne. Dieu nous traite exactement de la même manière. Si nous traînons les pieds, mais je ne parle même pas de ceux qui traînent les pieds, je parle simplement de ceux qui n’ont pas compris, comme moi c’était mon cas, en tant que chrétien, j’ai mis des années à comprendre comment recevoir la victoire sur le péché.

Et comment j’ai compris ? Eh bien j’ai compris sur le tas, quand j’ai fini par être désespéré parce que je voulais vraiment marcher avec Dieu de tout mon cœur, dans une vie qui le glorifie. J’étais désespéré et j’ai dit à Dieu : “Mais Seigneur où est la solution, il y en a tout de même une. Comment avoir la victoire sur ce péché-là, celui-ci, celui-là, celui qui revient tout le temps ?” Ce n’est pas forcément, comme on dit dans le monde des péchés grossiers, mais c’est quelque chose que Dieu considère comme un péché et chacun le sait très bien. Cela peut être le mauvais caractère, l’impatience ou l’impureté, et chacun le connaît très bien parce que le Saint-Esprit parle. Et comme on est honnête devant Dieu, on dit : “Oui Seigneur d’accord, mais je n’y arrive pas, j’ai tout essayé”, et tout essayer veut dire “tout” : cela veut dire jeûner, prier, se lever tôt, lire beaucoup la Bible, aller à toutes les réunions… faire tout cela de tout son cœur en disant : “Mais quand même, il va bien y avoir un résultat, je vais quand même manifester la gloire de Dieu”. Mais non, rien de tout cela n’y faisait. Je ne dis pas qu’il ne faut pas venir aux réunions, qu’il ne faut pas lire la Bible, au contraire faites-le. Mais ce n’est pas suffisant pour montrer comment mettre la chair à mort.

Alors je peux toujours dire : ” Oui mais dans l’église où j’étais on n’annonçait pas vraiment la Croix dans sa totalité, donc c’est la faute des pasteurs et des dirigeants qui n’ont pas fait leur travail” Le Seigneur dit : “Mais n’est-ce pas écrit noir sur blanc ? Et ne t’ai-je pas donné mon Esprit pour que tu comprennes ma Parole ?” Bien sûr si tu l’entendais dès le premier jour, cela pourrait t’aider. Mais Paul a prêché dès le premier jour la Croix, la puissance de la Croix à des hommes et des femmes, et ils n’ont pas changé : Démas l’a abandonné par amour pour le siècle présent par exemple. Et pleins d’autres. C’est une disposition profonde de cœur, que Dieu nous demande. C’est vraiment une histoire d’amour entre Dieu et nous. Si j’aime mon Seigneur de tout mon cœur, je dois Lui dire : “Seigneur ce que je désire de tout mon cœur, c’est te faire plaisir, c’est te plaire, c’est réjouir ton cœur”. Est-ce que cela vous réjouirait si vous voyiez vos enfants, tout en voulant vous faire plaisir de temps en temps, continuer à vivre une vie de débauche ? Ah ! ils sont gentils avec vous, ils viennent vous donner des fleurs à votre anniversaire, des gâteaux ! Ils sont gentils ! Mais ils ne veulent rien savoir du Seigneur et ils continuent à vivre leur vie. Cela fait souffrir. Et pourtant ils vous aiment.

Ce que Dieu désire, c’est une vie où son Fils va pouvoir être manifesté et une vie où son Fils a pris toute la place, où il a remplacé tout ce qui venait de ta vieille nature pourrie. Quand tu désires cela de tout ton cœur et que tu dis : “Seigneur, il va falloir que tu fasses tout dans ma vie pour que cela se manifeste, et que cela se manifeste avant que je meurs. Si tu viens me prendre avant, eh bien gloire à toi Seigneur ! Mais je suis déterminé Seigneur, même si autour de moi il n’y a pas beaucoup de chrétiens qui marchent par l’Esprit, je t’en supplie Seigneur fais ton travail en moi pour que je sois l’un d’eux ! Et je te prie qu’il y en ait beaucoup plus encore. C’est comme cela que tu vas être glorifié”.

Et le Saint-Esprit est en train de travailler. Il travaille depuis qu’Il a été envoyé sur cette terre, mais Il travaille dans le cœur de tous les enfants de Dieu pour leur montrer qu’il y a une nouvelle étape à franchir, une nouvelle étape, qui est différente de celle de la conversion où l’on a eu la nouvelle naissance et nos péchés pardonnés, et cette nouvelle étape est capitale pour manifester la nature de Jésus. Cette nouvelle étape, c’est la compréhension profonde de l’œuvre de la Croix, dans ce qu’elle a fait à notre vieille nature charnelle. Quand Jésus est mort, Il a pris toute notre vieille nature, Il l’a clouée, Il l’a mise à mort. Quand Il a été enterré, Il l’a enterrée avec Lui et quand Il est ressuscité, Il nous a fait naître à une vie nouvelle qui est entièrement différente.

Déjà cela quand tu l’as compris, c’est quelque chose de fondamental. C’est la base pour pouvoir commencer à marcher par l’Esprit. Comprendre que tout ce qu’il y a dans notre vieille nature, à laquelle on est, hélas, si souvent attaché… c’est une mise à mort que Dieu demande. Qui accepte de mourir comme cela de gaieté de cœur ? Je ne dis pas que vous allez tous accepter de gaieté de cœur, de voir cette vieille carcasse à laquelle nous sommes si attachés, disparaître complètement de la circulation avec ses désirs, ses envies. Or tout doit disparaître ! “Seigneur, tu ne veux pas me laisser juste ça ? Ce n’est pas négatif quand même ? Cela, tu vois une petite envie personnelle ?”, mais qui vient de la chair !
Ce que Dieu veut, ce n’est pas nous transformer en robot et nous enlever toute intelligence et tout sentiment, Il veut nous transformer à l’image de Jésus pour que l’on ait son intelligence et ses sentiments, et que l’on puisse les mettre au service du Seigneur, pour être des instruments dociles entre ses mains. Est-ce qu’un instrument entre les mains du chirurgien peut se glorifier de quoi que ce soit ? Non ! Mais le chirurgien veut un instrument qui soit comme il le faut ! Je prends l’exemple d’un chirurgien, mais je pourrais prendre n’importe quelle profession. Je pourrais prendre le peintre ou le mécanicien. Si vous avez un mauvais outil entre les mains, vous n’allez pas faire du bon travail. Si Dieu a pour son service des chrétiens qui continuent à marcher par la chair, au moins en grande partie, Il ne va pas pouvoir faire le travail profond qu’Il veut faire, Il ne va pas être glorifié. Dieu veut nous transformer à l’image de Jésus, Il veut nous faire comprendre comment marcher à l’image de Jésus.

Au verset 6 du chapitre 6 : « sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ». Il y a des chrétiens, je ne sais pas quel est le pourcentage, mais j’aurais tendance à dire qu’il est très grand, il y a des chrétiens qui sont encore esclaves du péché, de tel ou tel péché, oui mais c’est quand même esclave du péché, c’est esclave de la colère, c’est esclave de l’impureté, c’est esclave de ci, esclave de ça…

Or, l’apôtre Paul dit bien : “sachant que”. Est-ce que tu sais que ton vieil homme, qui te pousse à l’esclavage du péché, Jésus l’a cloué à la Croix complètement ? Il l’a déjà fait mourir ! Il y a donc là une position, une position que j’appelle légale. Il y a une loi que Dieu a accomplie à la Croix, en JésusChrist. Il a une fois pour toutes pris notre vieille nature dans son ensemble, l’a mise à mort dans tous ses aspects ! Le problème c’est qu’il faut que cela passe dans nos vies.

Quand le président des Etats-Unis a signé la loi qui abolissait l’esclavage, c’était fait à partir du moment où il a signé la loi. Mais vous savez qu’il y a des esclaves qui sont restés encore esclaves pendant des années, parce qu’ils ne connaissaient pas la loi ou parce qu’on la leur avait cachée, ou même parce que quand on leur a dit, ils ne l’ont pas crue ! Et ils se sont laissé exploiter encore pendant des années, alors que la loi était signée et qu’ils étaient libres ! C’est la situation des chrétiens qui continuent à marcher dans la chair. Peut-être qu’ils savent que leur vieille nature a été crucifiée à la Croix, ils savent que cela s’est passé, mais ils voient que dans leur vie quotidienne cela ne marche pas, alors ils restent esclaves. Mais la plupart n’ont pas entendu dire que la loi était signée.

Toute ta vieille nature a été clouée à la Croix et Dieu l’a mise à mort parce qu’il n’y avait rien à en récupérer, rien, rien ! Quelquefois j’entends certains me dire : “Bon tous les mauvais aspects de ma vie passée, c’est normal que Dieu les change, mais il y a quand même les bons aspects. Regarde ma patience naturelle, proverbiale. Regarde l’amour que j’ai dans le cœur pour les pauvres gens, je l’avais depuis même avant ma conversion. Regarde, je n’ai jamais rien volé”. C’est vrai, il y a des gens qui n’ont jamais rien volé dans leur vie d’avant, mais ce n’est pas cela qui les rend justes devant Dieu. Ils ont au-dedans d’eux une nature qui est condamnée à mort et que Dieu a fait mourir, et qui doit être

remplacée de fond en comble, même dans ses “bons” côtés. Tout ce qui est amour humain, sentimental, charnel, tout ce qui est patience humaine, sentimentale, charnelle, tout ce qui est “bon” côté de ma vieille nature doit être remplacé par le caractère de Jésus. Et heureusement Seigneur, heureusement ! Parce que si on devait garder quoi que ce soit de la vieille nature, cela voudrait dire qu’on garde encore une partie de l’hérédité et de condamnation de mort et de péché, que Dieu a coupées complètement quand Jésus est mort sur cette Croix.

Quand Il est mort toute ma vieille nature avec son hérédité mauvaise, a été mise à mort. Nous devons être désolés de voir les dégâts que fait la psychologie chrétienne ! Quand je vois les psychologues chrétiens, aujourd’hui, reprendre toutes les méthodes de la psychologie des hommes pour essayer de faire avancer les chrétiens sur le bon chemin, je sais que cela n’amènera nulle part sur le plan spirituel.

Il n’est pas bon d’utiliser des moyens humains pour régler un problème spirituel, ou alors soyez honnêtes et dites : “Bon j’essaie de régler un problème humain. J’ai encore besoin de mon psychologue parce que je n’ai pas compris la Croix. Mais je vais voir un psychologue chrétien”. Bon cela vous console un peu. Mais savez-vous ce que le Seigneur m’a dit très tôt après ma conversion ? : “Laisse tomber cela, il n’y a rien à en tirer ! Et prêche la Croix parce que cela va vraiment apporter une solution profonde à l’esprit, à l’âme et au corps tout entier”. La prédication de la Croix, c’est la puissance de Dieu pour le salut de ceux qui croient. C’est dire que sur la Croix toute notre vieille nature a été mise à mort en une seule fois, que toute notre hérédité passée a été coupée.

Alors on va faire des cures d’âmes, on va dire : “Ta grand-mère qu’est-ce qu’elle faisait et ton grand-père il n’était pas un peu rebouteux, et ci et ça”, on va lier des esprits, on va couper des liens, on va briser des malédictions… Et puis ce n’est jamais fini, parce qu’on ne sait jamais où cela s’arrête, alors que tout cela s’est arrêté d’un coup à la Croix. D’un coup ! Tout a été coupé, pourvu que tu passes après dans le domaine de l’esprit pour apprendre à marcher par l’Esprit. Là tu passes dans une autre dimension toute nouvelle, où tu vas recevoir de Dieu des moyens, des instruments propres à te faire avancer vraiment par l’Esprit. Là, tout est nouveau ! Plus rien d’humain. C’est merveilleux de savoir que tout mon passé d’un coup a été englouti dans la Croix, toute mon hérédité, tout ce que j’ai fait dans le passé, tout ce que mes parents, mes arrières grands-parents, jusqu’à Adam et Eve ont fait, tout cela a été englouti dans la mort de Jésus.

Et quand Il est ressuscité, Il m’a donné une vie nouvelle, mais cette vie nouvelle Il ne l’a créée que dans mon esprit. Nous sommes composés d’un esprit, d’une âme et d’un corps. L’âme, c’est la partie psychologique, c’est ce qui intéresse les psychologues. Dans l’âme il y a les pensées, les sentiments, les émotions, la volonté. Mais notre esprit est en dehors de cela. Et la nouvelle naissance ne touche que l’esprit ! L’âme n’est pas touchée, le corps n’est pas touché, enfin du moins il en subit des bonnes conséquences, mais c’est l’esprit qui est touché. Mon esprit est né de nouveau.
Et il y a une chose que je n’avais pas comprise à ma conversion. Pour être honnête je vous dirai que je l’ai comprise dix ans après ma conversion, quand j’ai eu cette révélation. Alors je pose la question : est-ce que vous l’avez comprise cette chose-là ? – à savoir : quand Dieu nous a fait naître de nouveau en Jésus, Il a créé en nous un esprit nouveau, entièrement nouveau, qui est déjà tout parfait, tout formé en Jésus-Christ, entièrement parfait ! – Il suffit de lire Ephésiens 4:24 pour voir cela. Il est écrit qu’Il nous a donné un esprit nouveau, « créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». C’est comme une petite graine qu’Il a plantée en nous, cette graine c’est notre esprit régénéré et si on laisse cette graine s’épanouir et grandir, elle va manifester la nature de Jésus. Mais elle est déjà parfaite. Quand vous plantez un gland de chêne, vous savez qu’il y a déjà dans le gland le chêne tout complet, et que si vous lui laissez le temps, il va se manifester en un chêne magnifique. Dieu a planté en nous, dans cet esprit nouveau, un être nouveau qui est déjà complet, parfait. Ce qui n’est pas du tout complet et parfait, c’est l’enveloppe qui est autour, c’est ce qui reste de la vieille nature, de la chair, de l’âme, du corps qui est encore dans ce que l’on voit dans nos vies. Mais si je sais déjà (“sachant que”) qu’à ma nouvelle naissance j’ai reçu un esprit nouveau, je sais que « celui qui est en Christ est une nouvelle création, toutes choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles », dans l’esprit, pas dans la chair bien sûr. Mon esprit est nouveau ! Mon esprit est tout neuf, mon esprit est parfait, mon esprit est pur et saint en Jésus-Christ, parce que c’est Dieu qui l’a créé comme cela.

Pouvez-vous imaginer que Dieu puisse créer en nous au départ un esprit qui serait déjà bancal, ou qui serait à moitié parfait, ou qui serait en partie impur ? Cela ne glorifierait pas l’œuvre du Créateur. Quand Il a créé Adam et Eve au départ, ils étaient parfaits, purs et saints. Là, Il crée en moi un esprit nouveau, parfait, et ensuite dans le travail de sanctification, Il va m’apprendre à faire passer la vie de Son Esprit qui passe par mon esprit régénéré, dans mon âme et dans mon corps, et dans mon comportement. Pour cela, il faut que j’apprenne à maintenir dans la mise à mort tout ce qui vient de ma chair, tout ce qui est encore dans mon corps qui vient de ma vieille nature, même si elle est morte à la Croix, il faut que j’apprenne dans ma vie de tous les jours à la garder en permanence dans cette position où elle ne peut plus exercer sa puissance, par la foi.

C’est là l’apprentissage de la marche par l’Esprit. Mais si déjà au départ, nous n’avons pas accepté ce que la Parole dit quand Christ nous a fait naître de nouveau, qu’Il nous a déjà donné un esprit parfait en Lui et qu’Il a déjà pris toute notre vieille nature pour la mettre entièrement à mort, si nous ne l’avons pas compris, nous n’aurons pas les bases de foi suffisantes pour avancer ensuite dans la mise en pratique. A chaque instant de la journée, s’il m’arrive de pécher (au sens je me suis emporté, je me suis laissé aller à l’impatience, etc. je sais que c’est un péché, le Saint-Esprit me le montre), je me tourne vers Jésus, je le confesse et je Lui dis : “Pardon Seigneur”, le sang de Jésus me lave. Je sais que j’ai ouvert la porte à ce qui reste de ma vieille nature qui habite encore dans mon corps pour qu’elle se manifeste au travers de cet acte, qui s’appelle un péché. A ce moment-là, j’ai oublié qui j’étais vraiment devant Dieu, j’ai oublié ce que Jésus avait fait, pour retomber dans ma vieille nature et lui laisser prendre le dessus. Le fautif, c’est moi qui ne suis pas resté les yeux sur Jésus, les yeux dans la foi, les yeux sur sa Parole pour me rappeler en permanence, et c’est Lui qui me le rappelle par son Esprit, qui je suis vraiment devant Lui grâce à l’œuvre de Jésus et ce qu’Il a fait de moi en Lui.

Au début de l’apprentissage, une fois que j’ai eu la révélation : “En Christ tu es parfait dans ton esprit, maintenant tu vas apprendre du Seigneur à marcher dans cette perfection”, ce qui était le plus dur pour moi, c’était l’entraînement à garder les yeux sur Jésus et sur sa Parole, du matin au soir. Au début, c’était très dur parce que je me laissais prendre par les activités, mêmes chrétiennes, par les uns les autres, les personnes qui sont autour. Et quand on se laisse prendre et que l’on n’a plus par la foi les yeux sur Jésus et sur sa Parole pour ne pas oublier ce qu’Il a fait et ce que nous sommes vraiment spirituellement en Lui, quand on n’a pas les yeux sur Jésus et sur sa Parole, qu’est-ce qui se passe ? On n’a plus la foi et on coule. Tout de suite on coule ! Jésus marchait sur l’eau et dit à Pierre : “Viens !” Quand Pierre gardait les yeux sur Jésus et sur sa Parole, il regardait à Jésus, il avait sa Parole dans le cœur : “Le Seigneur m’a parlé, j’y vais !” Il a marché sur l’eau. Dès qu’il a quitté Jésus des yeux, ce fut la crainte, la tempête qui était autour, il a coulé immédiatement. Il a eu le bon réflexe de se tourner vers Jésus, de crier à Lui et il est reparti.

C’est ce qui nous arrive quand on marche par l’Esprit. Je me lève le matin, j’ouvre les yeux, je dis : “Seigneur, c’est merveilleux, tu as créé en moi un esprit parfait, donne-moi la grâce de ne pas l’oublier aujourd’hui, et surtout de marcher sous la direction de ton Saint-Esprit pour que je sache où je suis vraiment toute la journée”. Et voilà mon épouse qui arrive, qui fait quelque chose qui me déplaît ! Alors qu’est-ce qui se passe à ce moment-là ? Immédiatement la vieille nature qui est pourtant morte et enterrée en Christ relève la tête et essaie de prendre le contrôle. Vous voyez bien que c’est important de comprendre que si à ce moment-là précisément, j’ai oublié ce que Jésus a fait, j’ai oublié ce que je suis vraiment en Christ, que j’ai un esprit parfait en Lui, que son Esprit habite en moi et veut m’aider à marcher par l’Esprit, si j’oublie cela, je coule immédiatement et la chair se manifeste au travers de mon corps, de ma bouche, de mes paroles.

Alors ce que Jésus nous demande, ce n’est pas quelque chose de surhumain. Il nous dit simplement : “Fixe les yeux sur moi, sur ma Parole et n’oublie pas qui je suis, n’oublie pas ce que j’ai fait, n’oublie pas ce que j’ai fait de toi quand je suis mort et ressuscité, mais c’est dans ton esprit”. Tu as donc en toi un esprit nouveau et tu as une loi de péché qui continue à habiter dans ton corps jusqu’au bout, jusqu’à la résurrection, mais la Croix l’a réduite à néant, la mort de Jésus à la Croix a réduit la loi de péché à néant, pourvu que tu laisses la loi de l’esprit de vie constamment se manifester. C’est un apprentissage tout simple, tout simple. Le problème de beaucoup de chrétiens, et qui était le mien pendant des années, c’est que je ne m’étais pas placé par la foi dans ma position spirituelle en Christ. Je continue à rester en bas à la cave, à me dépatouiller au milieu de ma chair, en disant : “Seigneur aide-moi à dominer ci et ça”, et puis comme j’étais dans l’incrédulité par rapport à sa Parole, je ne pouvais pas marcher par l’esprit, c’était impossible.

Tandis que là, faire un acte de foi qui consiste à regarder à l’œuvre de Jésus sur la Croix, de comprendre qu’Il a pris toute mon ancienne nature et qu’Il l’a mise à mort, c’est réglé légalement ; mais Il me demande de croire qu’Il a fait une œuvre nouvelle en moi dans mon esprit et que je dois occuper cette place par la foi. Je m’installe par la foi, c’est très simple à dire : “Seigneur ta Parole le dit, je ne vais pas attendre de voir pour croire que j’ai un esprit en moi qui est saint et parfait. Je le crois parce que tu le dis, je m’y installe par la foi et je te demande de m’aider maintenant à voir venir la chair quand elle monte”, parce que moi je suis en haut dans les lieux célestes en Christ, ma chair est en bas dans mon corps et sa ruse va être de me faire descendre de ma position, parce qu’elle sait qu’elle ne peut pas monter là-haut. Elle est complètement bloquée par la Croix. Elle n’a qu’une solution, c’est de me faire descendre à son niveau et pour me faire descendre à son niveau, il faut qu’elle me distraie et qu’elle me fasse oublier qui est Jésus, ce qu’Il a fait et ce que je suis en Lui. A l’instant où cela se passe, elle prend le contrôle et elle se manifeste par mon corps.

Alors je crois qu’il serait raisonnable d’arrêter là parce qu’il y a une suite pour demain. La suite c’est de continuer ces chapitres 6, 7 et 8 de l’épître de Paul aux Romains, mais la merveille des merveilles, c’est le chapitre 8. C’est celui qui est vraiment à la gloire de Dieu. Cette épître nous montre la lutte entre la chair et l’esprit, quand Paul dit : “il y a des choses en moi que je ne peux pas faire”, etc. mais le chapitre 8 nous montre la victoire en Jésus. Et ce que Jésus veut pour nous, c’est que la victoire qu’il a remportée sur la Croix, nous puissions la vivre de manière concrète dans notre vie de tous les jours, pour que Lui soit glorifié et pour que tous ceux qui nous entourent sentent la bonne odeur de Jésus-Christ.

Prions : Seigneur, c’est avec un cœur reconnaissant que je me tourne vers toi. Je sais que tu es présent au milieu de nous par ton Esprit. Tu connais nos besoins à tous, notre situation à tous, mais je sais que tu veux poser ta main sur tous pour nous bénir, nous accorder ta grâce, illuminer les yeux de notre cœur et nous faire avancer. Et je te demande mon Seigneur, toi que j’aime, je te demande de bénir chacun de ceux qui sont ici, chacun de ceux à qui nous pensons. Que ta bénédiction les touche Seigneur et que nous puissions apprendre de toi à marcher vraiment par ton Esprit, à glorifier ton nom, pour que ton Eglise soit un témoin véritable dans ce monde qui se perd, au nom de Jésus, merci Seigneur, amen. La suite se trouve au début de l’enseignement

Source de Vie – http://www.sourcedevie.com

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *