Le rôle du mari dans le couple, selon le plan parfait de Dieu

Chers frères et sœurs, bien-aimés, je suis heureux d’être au milieu de vous. Et je sais dans mon cœur que le Seigneur travaille ici au milieu de vous. Ce que le Seigneur désire d’abord, ce ne sont pas des hommes et des femmes qui sont parfaits dès le départ, ce qu’Il désire, ce sont des cœurs ouverts à son action, pour le laisser nous conduire où il veut, les yeux fixés sur Lui, confiants dans sa puissance, dans sa Parole, et dans ses promesses, et quand cette assurance est dans nos cœurs, Il peut nous amener au but ! Alléluia !

Parce que : qui est suffisant pour vivre selon son esprit ? Sinon Dieu Lui-même en nous, par son esprit, par Jésus-Christ, Il nous connaît parfaitement et Il sait où nous en sommes, et Il sait que nous ne pouvons atteindre le but que s’Il vient Lui-même en nous, pour nous équiper de sa nature et pour nous diriger par son Esprit jusqu’au bout, et Il a besoin que nous le croyions. Le Seigneur a besoin que nous le croyions. Le fait de croire en ses promesses, je dirais, encourage le Seigneur. Il connaît très bien ses capacités et sa toute puissance, Il est Dieu Tout Puissant, mais Il voudrait que nous, par la révélation de son Esprit, nous puissions connaître combien Il est puissant, combien Il est rempli d’amour et de compassion, et combien Il est capable de faire tout ce qu’Il a promis, pourvu qu’Il ait en face de Lui des enfants dont le cœur a été touché et qui se confie en Lui.

Ma prière pour moi-même, pour nous tous, c’est que nous puissions être ces enfants-là jusqu’au bout. Ces enfants qui disent à leur papa : “Papa, mes yeux sont sur toi, ma main est dans la tienne, tu m’as donné un Sauveur parfait, pour me sortir de là où j’étais, ce n’est pas pour me laisser dans cette situation, je sais que tu veux m’amener au bout, et j’irai au bout avec toi, parce que c’est toi qui me conduis”. Alléluia !
Je voudrais continuer à vous parler sur les relations dans le couple, entre le mari et son épouse. Ces jours passés, nous avons vu à quel point la famille et le couple représentent quelque chose de profond, de sacré, quelque chose qui, dans le plan de Dieu, était conçu pour manifester sa gloire et le représenter Lui dans sa relation avec son peuple, puisque le mari représente Christ et l’Epouse l’Eglise, et donc dans le cœur du Seigneur, il y a vraiment une importance primordiale à ce que ce modèle divin qu’Il nous donne dans le couple puisse faire comprendre au monde la relation qui existe entre Christ et son Eglise. C’est capital pour Dieu.

 

Je vais lire le passage bien connu de l’épître aux Ephésiens, au chapitre 5. Il faut replacer ce chapitre dans son contexte, les trois premiers chapitres de l’épître aux Ephésiens montrent tout ce que, par la grâce de Dieu, nous sommes maintenant en Christ. Si vous relisez les trois premiers chapitres de l’épître aux Ephésiens, vous verrez combien de fois l’apôtre Paul dit : “En Lui, vous êtes ceci, en Lui vous avez cela”. L’important c’est d’être en Christ par la nouvelle naissance, et quand nous sommes en Christ, nous sommes déjà ce que Dieu dit que nous sommes. A nous de l’accepter, à nous de le croire, à nous d’oser prendre ce que Dieu nous donne. S’Il nous donne un tel cadeau, c’est pour que nous le prenions avec reconnaissance.
Ensuite au chapitre 4, il commence par montrer quelles sont les bases fondamentales de notre unité en Christ : ce sont les sept points qu’il rappelle au début du chapitre 4. Et il parle tout de suite après, des dons (ministères), en précisant que les conducteurs ont pour tâche le perfectionnement des saints, jusqu’à ce que tous arrivent à l’état d’homme parfait, à la mesure de la stature parfaite de Christ. Ces anciens-là, eux aussi, comptent seulement sur la grâce de Dieu et la direction du Seigneur pour accomplir leur ministère et leur tâche. Mais il est important que nous comprenions que Dieu a pourvu à toutes choses ! Il a déjà tout pourvu ! A condition que nous, nous puissions nous mettre à la place qu’Il nous indique et que nous puissions occuper cette place dans l’Esprit comme Il le veut, et laisser son Esprit diriger toutes choses.
Ensuite, aux versets 17 et suivants, il montre la puissance de la vie nouvelle que nous avons quand nous sommes nés de nouveau, quand nous avons reçu cet esprit nouveau (qu’il appelle l’homme nouveau au verset 24), qui est notre esprit régénéré, cet homme nouveau qui est créé selon Dieu (à l’image de Jésus), dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Voilà l’état de notre esprit nouveau régénéré en Christ. A notre résurrection, notre corps sera changé, mais déjà notre esprit, que Dieu appelle l’homme nouveau, a été implanté en nous à la nouvelle naissance.
Et cet homme nouveau est un homme complet, de même que dans la semence, il y a l’arbre complet tout entier contenu déjà dans la semence. Si vous plantez la bonne semence, vous aurez l’arbre complet qui va sortir au temps convenable, mais il est déjà tout entier inclus dans la semence. Et Dieu a planté cette semence divine en nous, par sa Parole de vie. Cette semence divine, c’est sa nature divine, dont Il nous a fait la grâce en nous donnant un esprit nouveau qui est créé à son image dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

 

Quand nos yeux s’ouvrent à ce don, nous disons : “Seigneur, merci ! Seigneur, donne-moi d’occuper cette place, donne-moi de te laisser pleinement agir dans ma vie pour que ce que tu m’as donné déjà dans mon esprit ne reste pas enfermé dans une carcasse charnelle, mais que la puissance de ta Croix vienne mettre à mort cette carcasse charnelle, pour que ce que tu m’as donné dans mon esprit, cet être nouveau, je puisse m’en revêtir, qu’il paraisse, qu’il se voit, et qu’il puisse glorifier ton nom dans ma vie, dans la vie de mon couple et de ma famille”.

 

Paul dit, au chapitre 5, et au verset 8 : « Autrefois, vous étiez ténèbres (remarquez bien qu’il dit autrefois), et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ». Il ne dit pas : maintenant, si vous persévérez, vous serez un jour lumière, il dit : maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Dieu l’a voulu ainsi. Il nous a donné cet être spirituel pour que nous soyons lumière dans le monde, lumière pour le Seigneur, à sa gloire.
Nous sommes dans le monde, mais nous ne sommes plus du monde, nous n’avons plus rien comme relation avec ce monde, notre relation est avec le Seigneur et si nous sommes dans ce monde, c’est pour servir de témoignage à Dieu, pour être utilisé par le Seigneur, pour amener des âmes à Lui, et que ces âmes puissent à leur tour être amenées à l’état d’homme parfait, pour que le Seigneur soit glorifié et que le monde sache que Dieu est puissant pour changer des vies, prendre ces pécheurs corrompus que nous étions (nous étions ténèbres dit Jésus), pour que nous devenions par sa grâce, lumière dans le Seigneur (parce que c’est le Seigneur qui brille en nous).

 

Et pour que cela devienne effectif, il faut que nous soyons dans la foi. La foi implique l’obéissance de cœur. Quand nos cœurs sont touchés par la grâce du Seigneur, nous ne pouvons pas faire autre chose que d’obéir de cœur. Et le Seigneur fait son œuvre et Il dit : “Marchez, marchez comme des enfants de lumière !”, c’est ça la marche par l’esprit !
Nous sommes lumière, nous marchons dans cette lumière et par cette lumière. Et c’est Dieu qui nous rend capable de faire cela, et à partir du moment où nous commençons à croire ce que Dieu dit que nous sommes, la puissance de Dieu nous permet de le vivre, si nous marchons par la foi. Si nous croyons que nous sommes encore ténèbres, parce que nous voyons encore des choses mauvaises dans notre vie, ce n’est pas la bonne réaction. Si nous voyons des choses mauvaises dans notre vie, qu’estce que nous avons à faire ? Nous approcher du Seigneur et les confesser, recevoir la puissance du sang de Jésus, pour effacer ces choses et dire : “Seigneur, tu me dis que je suis une lumière dans le monde, ouvre mes yeux spirituels pour que je voie, ouvre mon cœur pour que je comprenne comment te laisser m’apprendre à marcher en tant que lumière dans ce monde, c’est ça que je désire Seigneur, ouvre mes yeux et apprends-moi”.

 

Et Dieu veut qu’on ait la foi pour croire qu’Il a entendu cette prière-là, et alors Il l’accomplit dans nos vies, parce que c’est sa promesse et c’est ce qu’Il a déjà accompli en Jésus. On est vraiment appelé à quelque chose de glorieux ! Dès maintenant ! Et c’est par la puissance de Dieu que nous allons y parvenir ! Que le nom du Seigneur soit béni ! Alléluia !
Et ayant retracé ce contexte splendide, merveilleux, alors là nous pouvons arriver aux versets 22 et suivants du chapitre 5, ces versets qui parlent de la relation parfaite dans le couple entre le mari et son épouse, dans l’Esprit. Comment Dieu voit que les choses devraient être dans la perfection. Il nous demande de comprendre ce qu’Il veut et de savoir que c’est Lui qui peut nous permettre de les vivre, par la foi, et par la puissance qui agit en nous, celle de l’Esprit de Dieu.

 

Il dit : « Femmes soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même, pour elle, afin de la sanctifier, après l’avoir purifiée par l’eau et la Parole, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible (Voyez ce que l’Epoux céleste, Christ a dans son cœur, ce qu’Il veut faire de son Eglise, si on le laisse faire) C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes, comme leurs propres corps ».
Nous qui sommes membres du corps de Christ, nous savons qu’en tant qu’Eglise, nous avons cet Epoux spirituel suprême qui est Jésus-Christ. Animé de ses désirs saints et de ses sentiments célestes envers son Eglise, Il s’est livré pour elle, Il a donné sa vie. Il n’a pas hésité à quitter la gloire du ciel, pour venir s’incarner dans un corps de simple homme, sans péché. Il est venu pour vivre dans la souffrance pendant trente ans, mal compris, inconnu, persécuté. Ensuite, pendant trois ans et demi, il a été assailli par les foules, qui étaient attirées par les miracles, par le pain qu’Il donnait, par tous les bienfaits qu’Il distribuait en abondance. Et à la fin de ces trois ans et demi, Il a subi une mort infâme sur la Croix, pour nous tous, dans des souffrances atroces.

Voilà l’époux que Dieu le Père nous a donné, voilà celui qui aujourd’hui, en ce moment, intercède encore pour son Eglise, son Epouse, celle qu’Il va bientôt venir chercher et celle pour laquelle Il travaille inlassablement par son Esprit, pour la faire paraître devant Lui, glorieuse sans tache ni ride, ni rien de semblable et Il le fera. Il ne va pas enlever une église avec des rides et des taches !
Et nous avons sous nos yeux, ce modèle divin ! Chaque mari a sous les yeux ce modèle divin de l’époux céleste et Christ dit à chacun : “Tu es mari de ton épouse, je veux que tu me représentes sur cette terre, et que tout le monde dans l’Eglise et dans le monde voie que tu aimes ta femme comme moi, Christ, je t’ai aimé. Je me suis dépouillé de la gloire céleste, j’ai abandonné mes droits, mes prérogatives pour me faire simple homme, pour donner ma vie pour toi, jusqu’à la mort. Tu comprends ce que j’ai fait pour toi ? Est-ce que tu comprends ce que je veux que tu sois vis-à-vis de ton épouse ?”

Le Seigneur n’a pas dit : “Je viendrai m’occuper de mon épouse quand elle sera parfaite. Jusque là, elle me cause trop de problèmes, je ne m’en occupe pas !” Il est venu alors que nous n’étions pas aimable. Il est venu alors que nous n’avions rien pour l’attirer ! Il est venu simplement par amour suprême, uniquement, par amour. Il nous a pris là ou nous étions.

 

Donc si tu es mari d’une femme un peu difficile, pense à ce que Jésus a ressenti dans son cœur, avant de descendre pour s’occuper de nous. Est-ce qu’Il a dit : “Elle est trop difficile? Père, je ne vais jamais y arriver, elle est trop dure, elle a le cœur endurci, elle est depuis des centaines d’années dans le péché, elle se vautre dans le péché et dans la prostitution”. Il n’a pas raisonné de cette manière. Il a dit : “Père, je descends, je suis prêt à m’incarner, je suis prêt à donner ma vie pour elle et je suis prêt à faire tout pour qu’elle comprenne quel est l’esprit qui m’anime, cet esprit de sacrifice de soi, d’amour, et je sais que je vais toucher son cœur de cette manière-là”.
Maintenant je parle en tant que membre de l’Epouse, en tant que membre du corps de Christ : je sais que si j’ai été touché dans mon cœur, c’est parce que j’ai eu la révélation de cette profondeur de l’amour de Jésus pour moi, de cette patience, de cette compassion, de cette miséricorde, et la révélation qu’Il m’a donné le même esprit de sacrifice de soi.

Comment est-ce que je peux ne pas m’occuper de mon épouse comme Jésus-Christ s’occupe de Son épouse ! Evidemment, si je suis animé par les pensées et les désirs de la chair, je ne peux pas le faire, c’est impossible ! Si je suis animé par les désirs et les pensées de la chair, et si j’ai une épouse un peu difficile, je vais réagir dans la chair, et ça va être la bagarre ! Je dois laisser Jésus faire ce qu’Il veut en moi, et accepter, moi, le mari, de dire : “Seigneur, c’est moi que tu as établi comme chef, comme tête dans mon foyer. Je ne peux pas manifester l’amour de Jésus, que je dois représenter en tant que chef de ma famille, si toi tu ne mets pas à mort dans ma vie tout ce qui est mauvais. Je désire sincèrement être le digne représentant de Christ en tant que chef de famille, je désire laisser toute la place à ton Esprit dans ma vie, qu’il n’y ait rien du vieil homme qui vienne empêcher cet amour, cette compassion, cette grâce de Christ, qu’Il a eu en venant s’occuper de nous. Je ne veux pas empêcher quoi que ce soit de ce que ton Esprit veut faire dans ma vie pour que je puisse m’occuper de ma femme, comme toi tu t’es occupé de moi !”

Un bon mari chrétien, c’est celui qui a compris ce que notre bon Epoux céleste est venu faire pour nous pardonner. Le fondement même des rapports dans l’Eglise et dans le couple, c’est le pardon permanent. C’est un cœur assez humble pour demander pardon, et un cœur assez humble pour donner un plein pardon. Mais je ne peux pardonner que quand j’ai compris moi-même quelle est la grandeur du pardon que j’ai reçu moi, personnellement. Celui qui ne peut pas pardonner, c’est celui qui n’a pas compris tout ce que Jésus a fait, et la grandeur du pardon qu’Il nous a donné.
Quand un mari a une profonde conviction de péché et comprend quelle est la grandeur du pardon que Dieu nous a donné en venant nous sauver par Jésus-Christ, il comprend qu’il est au bénéfice d’une grande grâce de Dieu lui-même et il va faire grâce à son épouse. Faire grâce à son épouse, ça ne veut pas dire rester dans les compromis, laisser tout passer, et accepter le péché sans réagir. Non ! Ce n’est pas ça faire grâce. Faire grâce c’est être animé de l’esprit de Christ en toutes choses, de sa sagesse, de sa compréhension, de sa grâce, de sa puissance, pour que seule la vie de Christ passe de lui à son épouse, même si elle est infidèle, même si elle est dure.

Rappelons-nous qu’en tant que membres du corps de Christ et de l’Eglise, bien souvent cela a été le cas pour nous-mêmes d’être durs, infidèles, désobéissants. Et quand nous sommes revenus au Seigneur pour Lui demander pardon, qu’est-ce qu’Il a fait ? Même soixante-dix fois sept fois ? Il nous a pardonnés ! Il nous a aussi corrigés ! Mais par amour, pour nous faire participer à sa sainteté.

« Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle ». Christ s’est livré à la mort pour elle. A la mort ! De même le mari doit se livrer à la mort pour son épouse ! Le mari va se livrer à la mort pour son épouse, non pas pour la sauver puisque seul le sang de Christ nous sauve, mais le mari va se livrer à la mort sur l’autel de Dieu en disant : “Seigneur je veux mourir à tout ce qui est mauvais en moi, qui m’empêche de réagir comme Jésus réagit devant son Epouse. Je me livre à la mort volontairement, non pas obligé, non pas pour paraître, mais parce que je sais que c’est le seul moyen pour toi de laisser l’Esprit de Christ passer au travers de moi, sans qu’il y ait l’écran de la chair”.

Alors toi qui es mari, toi qui es époux, accepte de te livrer à la mort, même si tu ne comprends pas exactement ce que ça veut dire. Devant Dieu, dis : “Seigneur, je me livre à la mort devant toi pour que tu mettes à mort tout ce qui est mauvais en moi, pour que je sois capable d’être un bon mari comme toi, Christ, tu es un bon mari pour ton Eglise. Fais cette œuvre en moi le premier !” Le chef c’est le premier en tout ! Et le chef c’est le premier qui se livre ! Dans l’armée, le vrai chef, c’est celui qui est devant et qui va le premier au combat. En tant que chef de ma famille, je sais que je dois être le premier à me livrer, même si mon épouse ne s’est pas encore livrée ! Même si elle est en plein dans le péché ! Je suis le premier qui dois me livrer, d’abord pour la gloire de Dieu, et pour laisser au Seigneur la possibilité de me transformer à l’image de Christ. Je suis le premier qui dois me livrer pour que je puisse laisser son Esprit et son amour agir au travers d’une vie crucifiée, pour pouvoir toucher ma femme et la bénir.

Et c’est le seul moyen, bien-aimés, c’est le seul moyen divin de pouvoir exercer ce ministère de mari, de chef de famille et d’époux. C’est le seul moyen pour toucher profondément le cœur de mon épouse ! Et je vous parle en tant que mari. Mon épouse et moi sommes mariés depuis déjà bien longtemps et nous sommes passés par tous les problèmes que la plupart des couples traversent, on est tous fait du même modèle. Et Dieu m’a fait comprendre, pas assez vite pour Lui, que je devais m’offrir le premier d’abord. C’était trop facile pour moi de me mettre sur mon piédestal de chef en pointant le doigt et en disant : “Toi mon épouse, regarde ce que tu fais, il faut que tu changes ! Là ce n’est pas bien ! Là ça va à peu près, mais là, non !”

Ça c’est le langage de la loi, alors que le langage de la grâce, c’est : “Seigneur oui, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas dans la vie de mon épouse, mais fais la lumière sur tout ce qui ne va pas en moi ! Parce que je désire que tu me transformes à l’image de Jésus, je veux être capable, même si j’ai une épouse difficile ou infidèle, de te représenter dignement, d’être celui que tu veux que je sois, parce que je désire que tu m’utilises, pour travailler à ce ministère de faire paraître mon épouse sans ride ni tache devant toi !” Si je suis un mari rempli de cet esprit de Christ, je vais comprendre que Dieu veut m’utiliser pour que j’aide ma femme à paraître devant Christ sans ride ni tache ni rien de semblable.

Quel ministère glorieux que celui de mari et d’époux quand il est vécu dans l’esprit, quel ministère glorieux ! C’est même un grand mystère, comme Paul dit dans Ephésiens 5:32 : « Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église ». Dieu a prévu que l’homme soit le chef à l’image de Christ et la femme l’épouse à l’image de l’Eglise, et ce mystère c’est de montrer à tous quelle est la volonté de Dieu pour le couple, en envoyant Christ sauver cette Eglise et l’amener devant Lui pure, sans ride ni tache ni rien de semblable et pour que tout le monde sache que c’est possible.

Et je vous assure que dans un couple quand on laisse le Seigneur agir de cette manière-là et que le Seigneur peut manifester son plan dans la vie du mari d’abord, puis dans la vie de son épouse, parce que tous les deux sont transformés par la Croix et la puissance de Dieu, c’est quelque chose de glorieux. Cela donne un avant-goût de ce qu’est la relation de Christ et de son Eglise, et ce n’est que comme ça que l’ensemble de l’Eglise aussi va arriver à cet état d’Eglise pure sans ride ni tache.

Dans le couple, c’est un apprentissage de chaque instant de la journée, parce que nous sommes jour et nuit avec notre épouse. Nous avons en permanence des occasions d’apprentissage ! C’est merveilleux ! Du matin au soir, et du soir au matin, le mari est confronté à des occasions de s’offrir en sacrifice et d’être le canal de la bénédiction de Dieu pour son épouse. Ne dites pas dans vos cœurs : “Mais jamais je n’y arriverai !” Dites simplement : “Seigneur, fais ton travail en moi, que je puisse être un canal de ta bénédiction pour ma femme et mon foyer et mes enfants, pour que ce soit ta grâce, ton amour, ta sainteté, ta puissance, qui passent dans ma vie. Je veux être pour mon foyer, pour ma famille, le modèle que Christ est pour moi”.

Lisons dans Ephésiens 5, au verset 28 : « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin ». Il la nourrit, bien sûr, au sens ordinaire, mais il la nourrit surtout au sens spirituel. Dès le début de la création de l’homme et de la femme, la responsabilité numéro un du mari, ça a été d’apporter la nourriture spirituelle à son épouse. Dieu avait dit à Adam alors qu’Eve n’était pas encore créée : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2:16)

Et quelle a été la responsabilité d’Adam ? De garder cette parole telle que Dieu l’avait donnée et de la transmettre à son épouse le plus vite possible. Dès qu’Eve a été créée, je pense que la première chose qu’il lui a dite, c’est : “Eve, ma bien-aimée, je vais t’apprendre ce que le Seigneur nous a demandé : on peut manger de tout, mais de cet arbre-là que tu vois, il ne faut pas en manger, jamais. Si nous en mangeons, nous mourrons !

Et le malin est venu tenter Eve, en lui disant : « Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Genèse 3:1). Vous vous rappelez ce qu’Eve a répondu ? : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez ». C’est-à-dire qu’elle avait rajouté quelque chose et enlevé quelque chose à la Parole, elle avait rajouté qu’on ne pouvait pas le toucher, Dieu n’avait pas interdit de le toucher, Il avait interdit de manger de son fruit. Elle a ajouté quelque chose à la Parole de Dieu, ce qui est interdit. Et elle a dit : « De peur que vous ne mouriez ». Elle a enlevé quelque chose à la sévérité du commandement. De peur que, ça veut dire : c’est possible, peut-être que, alors que Dieu avait dit : « le jour où tu en mangeras, tu mourras ».

Pourquoi Eve a dit cela au serpent ? Parce que la Parole de Dieu n’était pas plantée dans son cœur dans sa totalité et dans la vérité ! Qui était responsable de lui transmettre ce message de Dieu, et de contrôler chaque jour si sa femme l’avait bien gardé tel que Dieu lui avait donné à lui ? Adam ! Si le matin de cette journée, Adam avait dit : “Eve, vient ! Rappelle-moi ce que le Seigneur a dit ? Si Eve avait répondu : “Eh bien, il a dit que l’on pouvait manger de tout mais que cet arbre-ci on ne pouvait pas le toucher ni manger de son fruit de peur que…” Et Adam aurait dit : “Stop ! Ce n’est pas ça que Dieu a dit ! Tu te trompes ma chérie, Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas. Le jour où vous en mangerez vous mourrez ! Attention ! Tu commences à t’écarter !”
Le mari est le chef de famille, il a la responsabilité de transmettre à son épouse la Parole de Dieu, telle que Dieu l’a donnée. Adam a sûrement négligé de le contrôler régulièrement et finalement ça avait commencé à se transformer dans la pensée d’Eve, et Satan en a profité. Il n’a pas tenté Adam, il a tenté Eve. Eve a été séduite mais quand elle a donné le fruit à son mari pour en manger, lui n’a pas été séduit, il a mangé en connaissance de cause, il connaissait bien la Parole. Pourquoi l’a-t-il mangé ? Pourquoi a-t-il fait cette folie ? Peut-être parce qu’il aimait trop sa femme et il ne voulait pas la perdre et rester tout seul. Mais en tout cas, le fait est qu’il a désobéi volontairement, sans être séduit. Et la punition que Dieu lui donne est la plus grave : « Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre: Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3:17)

La manière divine d’aimer mon épouse, c’est donc aussi d’en prendre soin spirituellement, en veillant à ce qu’elle reçoive de moi l’enseignement de la Parole. Je ne dois pas compter en premier sur les conducteurs de l’église. Merci Seigneur s’ils sont fidèles et qu’ils annoncent la vérité, mais c’est moi le mari qui ai la responsabilité d’éduquer ma femme et mes enfants dans la Parole. Ainsi, je vais répondre à l’appel que Dieu me donne, et je vais aussi soulager le travail des anciens qui ne seront plus les seuls à le faire. Tous les jours je veillerai à cela et je prierai pour mon épouse.
« Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’église, parce que nous sommes membres de son corps, étant de sa chair et de ses os (certaines versions n’ont pas “étant de sa chair et de ses os”). C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ». Les deux deviendront une seule chair pour la vie ! Comme notre relation avec le Seigneur est pour l’éternité ! La relation pour la vie, c’est simplement le symbole que la relation entre Christ, le mari divin, et son épouse, est pour l’éternité.

« Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même et que la femme respecte son mari ». Dans le plan du Seigneur, la responsabilité de chef, est une responsabilité extrêmement grande, profonde, puissante. C’est Dieu qui nous rend capable de l’exercer comme Il veut. Et la responsabilité d’être soumis, comme la femme doit être soumise en toutes choses, est aussi une grande responsabilité, parce que dans sa soumission, la femme va aussi être un exemple pour son mari, de la manière dont lui en tant que membre de l’Epouse, doit être soumis au Seigneur. C’est donc un ministère puissant aussi que celui de la femme.
La soumission, n’est pas l’obéissance aveugle. Si le mari impose de faire des choses qui sont contre la Parole, la femme doit dire non, c’est ça la soumission féminine, l’obéissance à Dieu et à sa Parole et un cœur paisible et doux, qui montre à son mari ce que lui-même devrait être pour Christ. Et là le Seigneur sera vraiment glorifié.

Prions Dieu : “Seigneur mon Père, je répète devant toi : Qui es suffisant pour ces choses ? Toi seul Seigneur. Et nous nous offrons ensemble devant toi pour que tu puisses travailler librement par ton Esprit, pour nous faire comprendre ces choses en esprit et nous permettre de les vivre en esprit. Père, c’est au nom de Jésus que je te le demande, et je t’en remercie, amen”.

Source de Vie – http://www.sourcedevie.com

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