Le mariage, les relations époux-épouse dans le couple

Ce soir, nous allons voir le point suivant : les relations époux-épouse dans le couple. La seule relation de couple voulue par le Seigneur, c’est une relation de couple dans le mariage. Le Seigneur a prévu que l’homme quitte son père et sa mère, qu’il s’attache à sa femme et qu’il forme avec elle une seule chair. Dès le livre de la Genèse, il en est ainsi. C’est la volonté de Dieu pour l’homme et la femme. Et le Seigneur a prévu dans sa grâce un plan de bonheur parfait sur cette terre entre un homme et une femme qui s’aiment de l’amour du Seigneur.

Je ne crois pas qu’il y ait sur la terre une relation humaine de bonheur plus intense que celui qui est éprouvé par un homme et par une femme qui s’aiment vraiment de l’amour Agapé du Seigneur. Et c’est la raison pour laquelle les souffrances et les détresses et les frustrations sont si grandes quand cet objectif du Seigneur n’est pas atteint. Dans Proverbes 18:22, il est écrit : « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ». C’est une grâce de Dieu. Celui qui trouve une femme qui lui est donnée par la grâce de Dieu, trouve le bonheur. Donc, notre femme ou notre mari doit être celui ou celle que nous a destiné le Seigneur. On ne se marie pas sur un coup de tête ou parce qu’on a un coup de foudre immédiat. Il arrive exceptionnellement que cela ouvre la porte à une union véritable et durable jusqu’à la fin de la vie ; il y a des personnes qui se sont rencontrées comme cela, mais en général, il vaut mieux se méfier des coups de foudre. Il vaut mieux laisser le Seigneur nous convaincre qu’il s’agit du bon ou de la bonne partenaire.

Mais il y a vraiment une joie et un bonheur intenses prévus dans le plan de Dieu pour cette union de l’homme et de la femme. Et quand le mari ou la femme ou les deux prient le Seigneur dans ce sens : “Seigneur, bénis mon foyer, mon union avec mon mari ou ma femme pour que je vive ce bonheur que tu as prévu pour moi”, ils prient selon la volonté de Dieu. Et quand nous prions selon la volonté de Dieu, il nous écoute ! Quand vous lisez le livre du Cantique des Cantiques, c’est un merveilleux poème d’amour entre un homme et une femme. Il y a évidemment une signification spirituelle de l’union entre Jésus et son Eglise, mais c’est aussi au premier sens littéral, un merveilleux poème d’amour entre un homme et une femme.

Et je voudrais vous lire quelques versets de ce Cantique des Cantiques, au chapitre 4, au début. C’est Salomon qui parle,. « Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendu au flanc de la

montagne de Galaad ». Et un peu plus loin, au verset 10 : « Que de charme dans ton amour, ma sœur, ma fiancée. Comme ton amour vaut mieux que le vin et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates ». Et un peu plus loin, il dit au verset 12 : « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée ; une source fermée, une fontaine scellée ». Rien de plus agréable qu’un jardin fermé avec une fontaine au milieu, un jardin personnel, rempli de belles fleurs, de belles plantes odorantes où nous avons seuls le droit d’entrer et de profiter de ces choses merveilleuses qui nous entourent. Et là, dans tout ce Cantique des Cantiques, nous voyons l’amour d’un homme pour une femme et d’une femme pour un homme. « Mon bien-aimé est à moi, je suis à lui, tu es à moi ».

C’est cette relation que le Seigneur veut établir spirituellement entre une Epouse pure, sans ride ni tache et un fiancé, un Epoux céleste dans la sainteté, dans la pureté incorruptible de l’amour divin. Dans le livre de l’Apocalypse, au chapitre 21, nous lisons au verset premier : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’était plus. Et moi, Jean, je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem préparée comme une Epouse qui s’est parée pour son Epoux. Et j’entendis du ciel une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ». C’est l’Epouse du Seigneur, la Nouvelle Jérusalem, l’Eglise vivante de la vie du Seigneur, pure, sainte qui descend du haut du ciel, qui réjouit le cœur de son Dieu par sa sainteté ! Il lui a été donné de se préparer.

Nous lisons au chapitre 19, au verset 7 : « Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse et donnons-lui gloire car les noces de l’Agneau sont venues et son Epouse s’est préparée. Et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin éclatant, pur, car le fin lin c’est la justice des saints ». Voilà ce que Dieu demande à sa fiancée et voilà aussi ce que le Seigneur demande à la fiancée terrestre et au fiancé terrestre. Le mariage est quelque chose de sacré pour le Seigneur. L’union d’un homme et d’une femme, c’est quelque chose de sacré, un engagement pour toujours devant Dieu, et cela se prépare, et cela se garde. Comme c’est beau ce que Dieu a prévu pour l’homme et la femme qu’il a créés !
Ce mariage que le Seigneur désire pour l’homme et la femme, c’est une alliance. Et l’alliance, dans la Bible, c’est quelque chose de très fort. Rien ne doit rompre une alliance conclue devant le Seigneur et selon la volonté de Dieu. Seule la mort peut séparer l’homme et la femme mariés. C’est un engagement volontaire, libre et définitif, d’un homme envers une femme, d’une femme envers un homme. L’engagement est volontaire, libre et définitif. Il ne doit y avoir aucune idée de retour en arrière. Pour le Seigneur, c’est un engagement définitif, même quand un homme et une femme ne sont pas chrétiens, même quand ils ne connaissent pas Dieu. Quand ils se marient, pour Dieu, il s’agit d’un engagement définitif, même s’ils ne s’en rendent pas compte. Ils sont mariés devant Dieu, même s’ils ne le connaissent pas.

Nous lisons dans Esaïe 61:10 comment le Seigneur parle des fiançailles qui préparent le mariage. On n’est pas obligé de faire un bon repas familial pour se fiancer, mais il y a un engagement d’un jeune homme, d’une jeune femme, un engagement d’une promesse de mariage dans les fiançailles. Et chez les Juifs, dans la Bible, les fiançailles étaient quelque chose d’extrêmement fort, très proche du mariage. Quand un homme se fiançait, quand une femme se fiançait, ils étaient promis l’un à l’autre et normalement, rien ne devait briser cette promesse de mariage, sauf un événement vraiment extraordinaire et inattendu, comme dans le cas de Marie et de Joseph, où Joseph voulait briser ses fiançailles parce qu’il s’est aperçu que sa fiancée était enceinte. Mais ce sont des choses exceptionnelles. Les fiançailles étaient destinées à faire meilleure connaissance et à préparer l’union définitive du mariage.

La coutume juive du mariage encore en vigueur aujourd’hui, est extraordinaire. Les fiançailles se font environ un an avant le mariage, et pendant toute la durée des fiançailles, les fiancés se préparent activement au temps du mariage où ils vont être unis pour toujours. Ils s’y préparent, et sur tous les plans, spirituel et matériel. La fiancée prépare son trousseau, le fiancé prépare sa maison, etc. Ils s’y préparent, ils se connaissent mieux et la coutume juive veut que le fiancé ne prévienne pas sa fiancée du jour où il viendra la prendre comme épouse. En général, il vient la nuit et la fiancée se prépare, et l’attend. Et quand le fiancé vient frapper à sa porte une certaine nuit, elle est prête, son

trousseau est prêt et elle est prête à partir avec son fiancé. C’est une coutume juive, mais c’est extraordinaire comme image par rapport à Christ et à l’Eglise. Nous sommes fiancés à un seul Epoux qui un jour viendra nous chercher, et il viendra comme un voleur dans la nuit, et il nous dit : « Veillez et priez ». Soyons prêts en tant qu’Epouse préparée pour le Seigneur, soyons prêts, revêtons-nous des œuvres justes des saints, préparons notre trousseau spirituel, le fiancé viendra sans prévenir, mais nous ne serons pas surpris, nous serons prêts.
Ces fiançailles sont destinées à la préparation du mariage et dans Esaïe 61 au verset 10, il nous montre la joie de cette union du fiancé et de la fiancée : « Je me réjouirai en l’Eternel. Mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux ».

Et dans Esaïe 62:4 : « On ne te nommera plus délaissée, on ne nommera plus ta terre désolation, mais on t’appellera : mon plaisir en elle et l’on appellera ta terre épouse. Car l’Eternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme s’unit à une vierge, ainsi tes fils s’uniront à toi. Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, ainsi tu feras la joie de ton Dieu ». La fiancée fait la joie de son fiancé et inversement. Et ils se préparent, ils apprennent à se connaître, ils préparent ces moments où ils seront unis pour toujours devant Dieu.
Et cette préparation ne doit pas se faire n’importe comment. Je pense que quand il s’agit en particulier d’un jeune homme chrétien et d’une jeune fille chrétienne, ces temps de fiançailles sont des temps extrêmement importants, qui ne doivent pas être passés n’importe comment, comme des fiancés peuvent le faire dans le monde. Il est nécessaire de se garder sexuellement pur. C’est très important de le répéter. Il est aussi important d’éviter les tentations et les situations où les fiancés pourraient tomber dans le péché, éviter les situations où ils peuvent se trouver seuls ensemble, isolés des autres trop longtemps. Il faut éviter les situations où il pourrait même y avoir une apparence de péché, où l’un passerait la nuit chez l’autre et inversement. Ce sont des choses qui ternissent le témoignage chrétien, et je crois que ce sont des choses à éviter ; de même dans les manifestations de tendresse et d’affection trop évidentes en public ; il y a une décence et une pudeur à respecter chez les fiancés chrétiens. Alors jusqu’où faut-il aller ? Je pense que l’Esprit du Seigneur nous le montre et nous devons être sensibles à la direction du Saint-Esprit pour nous dire : “Attention, là tu vas trop loin, là tu tombes dans l’impudicité ou dans la convoitise, ou dans une attitude qui est un mauvais témoignage pour d’autres”.

En tant que chrétiens, nous ne devons nous fiancer ou nous marier, évidemment, qu’avec un autre chrétien. J’insiste sur ce point, c’est quelque chose de très important. Ne nous imaginons pas que nous pouvons nous marier avec un non chrétien en espérant amener le conjoint au Seigneur. S’il n’est pas chrétien, nous allons au devant de très grandes difficultés, parce que tout d’abord, nous désobéissons à la Parole de Dieu. Quand le Seigneur dit que nous ne devons pas nous mettre avec des infidèles sous un joug étranger, cela concerne aussi et en premier lieu le conjoint. Un chrétien ne doit pas s’associer avec un non chrétien, en particulier dans le domaine commercial, sous peine de désobéir au Seigneur, ce qui empêchera de recevoir la bénédiction de Dieu sur lui.

Dans le cas du mariage, c’est quelque chose de fondamental. Il ne faut jamais s’associer avec quelqu’un qui n’est pas fidèle au Seigneur. « Quelle communion y a t-il entre la lumière et les ténèbres, entre Christ et Bélial ? » Bélial est un des noms de Satan. L’apôtre Paul assimile le chrétien à Christ, la lumière, et assimile le non chrétien à Satan, les ténèbres. Peut-il y avoir une communion possible entre les deux ? Bien des échecs seraient évités si les jeunes chrétiens veillaient à cela. Il faut attendre que le non converti se convertisse vraiment avant d’espérer un lien quelconque de fiançailles ou de mariage.

En ce qui concerne les relations de couple, je vais commencer par parler de ce que le Seigneur désire dans son plan parfait. Et puis nous verrons après les problèmes particuliers qui peuvent se poser lorsque le plan parfait de Dieu n’est pas respecté, soit par l’un, ou par les deux conjoints.

Et je vous propose de lire en premier un passage dans Ephésiens, au chapitre 5, à partir du

verset 22. En ce qui concerne les relations mari femme, nous retrouvons les mêmes principes établis par Dieu dans les relations entre hommes et femmes en général. C’est-à-dire que nous retrouvons ce principe spirituel de la hiérarchie spirituelle que Dieu veut établir entre l’homme et la femme, entre le mari et l’épouse, dans l’amour du Seigneur. Ephésiens 5:22 : « Femmes, soyez soumises à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps et dont il est le sauveur. Or de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leur mari en toutes choses ». Quand le Seigneur dit quelque chose, il veut dire ce qu’il veut dire. Et s’il demande aux femmes chrétiennes d’être soumises à leurs maris en toutes choses, c’est qu’il veut bien dire en toutes choses. Mais il dit : « être soumise », c’est une attitude de cœur, la soumission.

Et je vais distinguer la soumission de l’obéissance aveugle. Ce que le Seigneur demande, ce n’est pas une obéissance aveugle, c’est une soumission en toutes choses. Et la limite, c’est la Parole de Dieu qui l’établit. Car si le mari était soit incroyant, soit chrétien rétrograde ou vivant dans le péché, et s’il devait demander à sa femme de faire quelque chose que la Parole de Dieu interdit, à ce moment-là, le devoir de la femme c’est de lui dire avec amour, avec tendresse : “Non, mon chéri, je suis chrétienne, je ne peux pas te suivre sur ce terrain, parce que c’est le terrain du péché et je veux rester pure devant le Seigneur”. Mais elle le fait dans un esprit de soumission, c’est-à-dire sans révolte, sans colère, sans rébellion. C’est l’esprit de rébellion qui est dans le monde, l’esprit de contestation. Il n’en est pas ainsi dans l’Eglise du Seigneur. L’Epouse reste soumise, elle reste dans la douceur, elle ne se révolte pas, elle ne commence pas à se rebeller contre son mari. Elle lui dit simplement avec douceur mais fermeté : “Je ne te suivrai pas sur ce terrain. Je reste fidèle à mon Dieu. Je suis soumise à toi, je ne me rebelle pas contre toi, mais je ne veux pas te suivre sur le terrain du péché”. Et nous verrons quelques exemples tout à l’heure.

Mais il ajoute aussitôt au verset 25 : « Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier » (Ephésiens 5:25). Alors nous, les maris, est-ce que nous aimons nos épouses comme Christ a aimé l’Eglise ? Il est bon de nous rappeler un moment la manière dont Jésus a aimé l’Eglise. Comment a-t-il aimé l’Eglise ? En acceptant de se dépouiller de sa puissance manifestée dans les cieux, pour venir habiter humblement dans un simple corps d’homme, pour s’humilier lui-même et se comporter comme un serviteur, le serviteur de tous. Il a lavé les pieds à ses disciples, mais il est allé plus loin, il est allé jusqu’à la Croix, jusqu’au don de sa vie, pour nous sauver, et accepter cette mort infamante de la Croix, par amour pour son Eglise. Par amour pour ceux qu’il allait sauver, il a donné sa vie. Et nous, les maris, je crois que notre problème, c’est celui-là : celui de l’égoïsme. Parce que pour aimer nos femmes comme Christ a aimé l’Eglise, il faut être rempli du même esprit que celui de Jésus-Christ : l’esprit de service, l’esprit de sacrifice de soi et de sa propre vie, par amour pour son épouse. Et ça implique aussi que dans certains cas, le mari accepte de renoncer à ses droits d’autorité, pour que sa femme, soit inconvertie, soit qui ne marche pas dans une vie vraiment spirituelle, puisse être vraiment gagnée par l’exemple de son mari. Il aurait le droit d’exercer son autorité pour demander la soumission de son épouse, mais dans certains cas (quand évidemment, la Parole de Dieu et quand le péché n’est pas en jeu), il accepte de renoncer à cette décision autoritaire qu’il aurait pu faire respecter par amour pour sa femme et pour lui faire comprendre certaines choses.

Je me rappelle un exemple qui m’avait été cité pour un petit cas tout banal, mais vous pouvez l’appliquer à des problèmes plus importants. C’est une femme qui n’aimait pas les animaux dans sa maison, le mari aimait énormément les chats et elle, ne les aimait pas. Et il en voulait un. Et quand il a vu l’opposition de sa femme, il lui a fait comprendre qu’il aurait bien aimé avoir un chat et la femme a dit non. Et ils ont eu une discussion vive à ce sujet. Ils sont allés chacun de son côté, en se quittant sur ce mouvement d’humeur, puis le Seigneur a parlé au cœur de chacun. Il a dit au mari : “Mais bien sûr, tu sais que tu pourrais lui imposer et tu pourrais lui montrer ce passage : Sois soumise en toutes choses à ton mari. Ce n’est pas un péché d’avoir un chat chez soi. Mais, par égard pour ton épouse, tu vas renoncer à ce que tu voudrais avoir et tu vas lui dire : Ma chérie, d’accord, je respecte ta position, je renonce à ce chat”. Et pendant ce temps-là, le Seigneur parlait à son épouse, pour lui dire : “Tu as été un peu dure, quand même, avec ton mari. Tu vois qu’il aime les chats, après tout, ce n’est pas si

terrible. Il y a un peu de travail à faire pour le nourrir et nettoyer, mais il aime ça. Pourquoi le priver de ce plaisir par ton égoïsme ? Accepte donc”. Elle a dit : “Oui, Seigneur, je capitule”. Et ils se sont retrouvés et ils ont eu une conversation fort intéressante. Et ils ont vu comment le Saint-Esprit peut agir pour régler ce problème.

Et à la limite, je dirais que cela n’avait plus d’importance qu’il y ait ou pas le chat, parce que tous les deux avaient accepté de renoncer par amour pour l’autre à leurs droits. Et si nous avons le réflexe d’appliquer cela à des problèmes bien plus importants, nous aurons la clé de la solution de beaucoup de tensions entre maris et femmes. Par amour réciproque, acceptons de renoncer à certains droits. Et c’est cela qu’il veut dire : « Aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même ». Alléluia ! Et nous avons besoin de la grâce de Dieu, nous, maris, pour vraiment être remplis de cet amour vis-à-vis de nos épouses. Et nous leur faciliterons grandement la tâche que Dieu leur demande, c’est-à-dire d’être soumises à des maris qui les aiment comme Christ a aimé l’Eglise.

Et dans un autre passage, dans Colossiens 3, au verset 18, Paul reprend la même idée : « Femmes, soyez soumises à vos maris comme il convient dans le Seigneur ». C’est une chose convenable, c’est-à-dire qui fait plaisir au Seigneur, qu’une épouse soit soumise à son mari. Et il ajoute : « Maris aimez vos femmes, ne vous aigrissez pas contre elles ». Ne soyez pas remplis d’aigreur, d’amertume, mais aimez-les parce que l’amour du Seigneur ne s’aigrit pas. Il est plein de patience et de bons fruits. Aimez vos femmes. Et le Seigneur le répète dans plusieurs autres passages. Comme si le problème de la femme c’était une difficulté à se soumettre et le problème des maris, une difficulté à aimer. Et je crois que le Seigneur connaît bien le fond de nos cœurs. Il les connaît bien. Et c’est la raison pour laquelle il peut apporter sa guérison.
Dans 1 Pierre 3, l’apôtre dit : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris ». Et le “de même” est important parce que “de même” se rapporte au passage qui précède. Et si nous lisons le passage qui précède, au chapitre 2, et au verset 13 : « Soyez soumis à cause du Seigneur à toute autorité établie parmi les hommes ». Et parmi ces autorités, il y a celle du mari. Et au verset 18 : « Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile » Il est plus facile, évidemment pour une épouse d’être soumise à un mari qui est d’un caractère bon et doux. Mais que faire quand il est d’un caractère difficile ? La Parole est claire : sois soumis en toute crainte, c’est-à-dire en toute crainte du Seigneur, à ton maître, même s’il est d’un caractère difficile, « car c’est une grâce (ce n’est pas une excuse pour nous, maris) c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu, et c’est à cela que vous avez été appelés ». Cela veut dire : et c’est à cela que vous avez été destinés (1 Pierre 2:18 à 21).

C’est à cela que nous, chrétiens, nous avons été destinés. Hommes, femmes, maris ou épouses, de toute manière, le Seigneur nous a destinés à supporter de mauvais traitements sans avoir commis de fautes. Celui qui veut vivre saintement sera persécuté. Satan a une haine totale contre Jésus et il la reporte sur les enfants de Dieu. Et l’esprit de Satan est dans le monde, il est le maître de ce monde. Et nous pouvons être sûrs que quand nous nous efforcerons de marcher dans la sainteté, dans l’obéissance, nous allons supporter par la volonté de Dieu de mauvais traitements de la part des autres sans que nous ayons jamais rien fait de mal. C’est la volonté de Dieu. Nous ne devons pas nous étonner quand cela nous arrive mais nous devons le considérer comme une grâce. Toutefois, ce n’est pas une grâce si les mauvais traitements que nous recevons sont dus à notre mauvais caractère ou à notre mauvais comportement. Soyons bien sûrs de manifester le fruit de l’Esprit, d’être dans la volonté de Dieu. Et plus nous manifesterons le fruit de l’Esprit, plus nous serons soumis à des persécutions injustes, qui seront une grâce.
Parfois, on peut aussi rencontrer un chrétien marié à une femme non chrétienne, d’un caractère détestable, qui persécute son mari. Ce cas existe aussi, mais en général, c’est le cas inverse qui est le plus fréquent, c’est-à-dire le cas des épouses qui reçoivent des traitements injustes de la part de leur

mari.
Il n’est pas facile de recevoir de son conjoint non chrétien des mauvais traitements à cause de Christ, à cause du témoignage que nous rendons, à cause du simple fait de vivre selon la Parole de Dieu. Est-ce que nous sommes prêts à recevoir des traitements injustes sans murmurer, sans commencer à nous apitoyer sur nous-mêmes, sans commencer à nous plaindre devant Dieu, comme si cela n’était pas la volonté de Dieu ? Sommes-nous si ignorants de la Parole du Seigneur qui nous dit clairement : « C’est à cela que vous avez été appelés ». Vous, chrétiens, vous avez été appelés à recevoir des traitements injustes. Pourquoi ? Pierre dit au verset 21 : « Parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péchés, dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude, lui qui injurié ne rendait point d’injures, maltraité ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement… Femmes, soyez de même soumises à vos maris » (1 Pierre 2:21 et suivants).

Vous voyez le rapport entre ces deux passages. Le passage de 1 Pierre 2:18 concernant les serviteurs qui ont un maître difficile, et le passage de 1 Pierre 3:1 concernant les épouses qui ont un mari difficile. ? « Femmes, soyez de même (de la même manière que les serviteurs) soumises à vos maris (qui sont d’un caractère difficile) afin que si quelques-uns n’obéissent pas à la Parole, ils soient gagnés sans parole (c’est peut-être difficile, mes sœurs, mais c’est la volonté de Dieu. Sans parole !), par la conduite de leurs femmes en voyant votre manière de vivre chaste et réservée » (1 Pierre 3:1-2). Je ne minimise pas les souffrances de nombreuses sœurs en Christ qui souffrent sous l’autorité tyrannique d’un mari qui n’est pas chrétien ou même hélas, quelquefois, d’un mari qui se dit chrétien et qui tyrannise son épouse. Je ne minimise pas du tout ces souffrances, mais nous devons être ouverts à la solution que le Seigneur nous propose : être sans parole dans une conduite chaste, pure et réservée pour gagner sans parole les maris qui sont d’un caractère difficile.

Et au verset 4, Pierre dit : « Ayez la parure intérieure et cachée dans le cœur ». Elle n’est pas cachée pour Dieu, cette parure. Elle est peut-être cachée aux yeux des hommes, mais elle brille comme un diamant aux yeux du Seigneur. « Cette parure cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ». Ayez comme Moïse les yeux fixés sur la rémunération qu’il attendait. Il y aura un jour où toutes les choses cachées seront mises à nu devant tous. Il y aura un jour où chacun, nous aurons à rendre compte de chacune de nos paroles, dit Jésus, de chacun de nos actes, de chacune de nos pensées. Que nous soyons chrétiens ou non, nous aurons à en rendre compte.

Il y aura dans le ciel des récompenses, mais de nombreux chrétiens serons sauvés comme au travers du feu, sans récompense des fruits de leurs oeuvres. Ils éviteront le jugement éternel, mais ce sera terrible de voir toutes leurs œuvres brûlées par le feu du Saint-Esprit au jour du jugement, parce que ces oeuvres n’auront pas été faites dans le Seigneur. Ils n’auront pas construit avec de l’or, avec du diamant. Ils auront construit avec de la paille.

Ici, nous voyons un diamant merveilleux, une parure incorruptible, un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu. Alors mes sœurs bien-aimées qui souffrez, consolez-vous dans ces paroles et sachez que le Seigneur est pour vous, si vous acceptez de renoncer à vos droits, de rester soumises devant vos maris tyrans, de continuer à intercéder pour eux, à les aimer dans le Seigneur, à leur faire du bien. Et je réalise que ce ne sont pas des choses faciles, mais ce sont des choses pour lesquelles vous pouvez compter sur l’appui total de l’Agneau de Dieu qui a donné sa vie pour les hommes. Vous pouvez compter sur l’appui total du Père céleste qui juge d’un grand prix devant ses yeux l’attitude que vous aurez devant vos maris. Et c’est ainsi que vous les gagnerez, car c’est bien là le but, n’est-ce pas, les gagner à Christ. Vous les gagnerez de cette manière parce que c’est la Parole de Dieu qui le dit. « Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari comme Sarah qui obéissait à Abraham et l’appelait son Seigneur. C’est d’elles que vous êtes devenues les filles en faisant ce qui est bien sans vous laisser troubler par aucune crainte » (1 Pierre 3:5-6).

« L’amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4:18). Si nous avons cette crainte dans le cœur, dans nos relations avec notre conjoint, c’est que nous ne sommes pas encore dans l’amour parfait. Que peut-il nous faire ? Nous enlever la vie ? même nous tuer ? Mais qu’est-ce que cela peut nous enlever devant le Seigneur ? Nous n’avons rien à craindre de ceux qui nous persécutent. Nous n’avons qu’à craindre de désobéir au Père des Esprits qui juge chacun.

« Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible » (1 Pierre 3:7). Montrez de la sagesse, c’est-à-dire la sagesse de Dieu, le fait de savoir ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire au bon moment. Manques-tu de sagesse ? Regarde ce que dit l’apôtre Jacques : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » (Jacques 1:5) Donc, nous n’avons, nous, aucune excuse de manquer de sagesse dans nos rapports avec nos épouses. Si nous en manquons, demandons-la à Dieu et recevons-la avec foi. “Seigneur, je crie à toi, je manque de sagesse, je le confesse. Je ne sais souvent pas ce qu’il faut faire avec mon épouse, j’agis de travers, je parle de travers. Donne-moi ta sagesse, Seigneur, au nom de Jésus !” Et j’en fais un sujet de prière constante et persévérante, et je verrai la sagesse de Dieu se manifester dans ma vie, dans mon comportement envers mon épouse, dans mes rapports avec ma femme.

« Honorez-les comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie » (1 Pierre 3:7). Et c’est en ce sens-là qu’il n’y a en Dieu, en Jésus, ni homme, ni femme. C’est que nous sommes tous un en Christ, nous héritons tous de la même vie éternelle. Honorez-les. « Qu’il en soit ainsi afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières » (1 Pierre 3:7). Il y a sans doute pour certains d’entre vous, maris chrétiens, des prières qui n’ont jamais été exaucées parce que jusqu’ici, vous avez refusé d’honorer votre femme. Et qu’est-ce que ça veut dire, honorer son épouse ? Cela veut dire lui rendre honneur ! Ne pas parler mal d’elle en public, ne pas la diminuer en public, ne pas lui porter tort en public. Nous la déshonorons si c’est le cas. L’amour couvre toutes les fautes. Mais nous devons l’honorer, reconnaître publiquement ses mérites, la louer, la remercier. Et si nous commençons à le faire de bon cœur et non pas comme un pesant fardeau, de bon cœur parce que nous reconnaissons les mérites de notre épouse, et nous désirons de tout cœur l’honorer comme l’aide précieuse que Dieu a prévue pour moi, pour nous, à ce moment-là, nous verrons les écluses des cieux s’ouvrir et nos prières être davantage exaucées. Parce que je vous assure que quand Dieu ferme une porte, personne ne peut l’ouvrir. Ce ne sont ni les cris, ni les supplications, ni les jeûnes, ni les prières qui feront ouvrir une porte si toi, mari, tu continues à ne pas honorer ta femme.

Et au verset 8, Pierre ajoute : « Enfin, soyez tous (donc, maris et femmes) animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité ». J’aime bien ressentir dans mon cœur l’amour de Christ pour mon épouse. C’est un amour complet sur tous les plans, un amour conjugal, et aussi un amour fraternel du Seigneur, parce qu’elle est ma sœur en Christ et mon épouse, et je dois aussi être rempli de cette amitié fraternelle. C’est plus que l’amour passion, c’est l’amour amitié qui te permet de dire : “Je t’aime comme un frère, comme une sœur, je t’aime comme une épouse bien-aimée, comme un époux bien-aimé”.

Nous devons être ensemble dans ce que le Seigneur veut que nous fassions. Nous sommes comme les deux doigts d’une main et nous accomplissons ensemble tout ce que le Seigneur a prévu que nous fassions. Pour moi, cela a été une leçon que j’ai dû apprendre, péniblement quelquefois, et Dieu m’a fait comprendre que tout ce que nous entreprenons ensemble, nous le réussissons. C’est extraordinaire ! Alors voyant cela, nous en avons vite tiré la conclusion. Evitons de prendre une décision importante, soit l’un, soit l’autre. Nous nous sommes rendus compte que quand c’était le cas, quand nous prenions une décision importante sans consulter l’autre, et sans nous être mis d’accord en en parlant, en priant, ça ne marchait pas. Alors que quand nous en parlons, quand nous nous mettons d’accord ensemble, le Seigneur met sa bénédiction.

Vous connaissez la promesse de Jésus dans Matthieu 18:19 : « Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux ». Quand deux se mettent d’accord dans leur cœur… et le terme

du mot grec utilisé, c’est sumphonaïn, être en symphonie dans le cœur. Quand un mari et une femme, un époux et une épouse sont en symphonie dans le cœur, parce qu’il n’y a pas d’ombre, pas de nuage entre eux (ou s’il y en a eu, ils ont été confessés et lavés dans le sang de Jésus), quand ils se mettent d’accord, pour demander quelque chose au Seigneur, il le leur donne. Mais ça, c’est révolutionnaire ! C’est fantastique ! Et le diable le sait très bien. Et la première des tâches qu’il a en tête, c’est de briser l’unité du couple parce qu’il connaît cette promesse de Jésus : « si deux d’entre vous s’accordent… ». Alors soyons en symphonie avec notre époux, notre épouse. Ayons ce but devant les yeux : être en symphonie, chacun sur son ton différent, mais les deux en harmonie. Et là, notre prière a de la puissance devant Dieu.
Source de Vie – http://www.sourcedevie.com

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