Gagner Christ pour devenir semblable à Lui

Je crois que le Seigneur veut nous rappeler ce soir qu’Il est un Dieu bon , un Dieu de bonté et de miséricorde. Nous savons tous qu’il y a un jour pour le jugement et pour la manifestation de la colère de Dieu. Mais ce n’est pas encore le moment, le grand jour de la colère du Seigneur et du jugement de Dieu. Le Seigneur, c’est vrai, a déjà commencé ses jugements et Il commence par sa maison. Mais il ne faut jamais que nous oubliions que le Seigneur est un Dieu de miséricorde et de bonté. Il a envoyé Jésus pour manifester la grâce et la vérité par Jésus. N’oublions donc jamais que nous avons affaire à un Dieu de bonté et de miséricorde et que la seule chose qu’Il nous demande, c’est d’avoir un coeur sincère et droit devant Lui. Quand on a ce coeur sincère et droit, on s’ouvre à la bonté et à la miséricorde de Dieu et Il peut faire une oeuvre dans nos coeurs. Il peut nous montrer ce qui ne va pas, il peut nous faire grandir en Lui.

Si nous avions constamment un Dieu qui avait le doigt pointé contre nous pour nous accuser, nous montrer nos faiblesses et nos péchés, nous n’aurions aucune hardiesse à nous approcher du Seigneur. Si on a cette conception d’un Dieu qui est toujours un Dieu vengeur et qui est à la recherche de la moindre de nos faiblesses pour nous accuser, ce n’est pas du tout la perception juste du Seigneur. Le vrai Seigneur, le vrai Jésus, c’est un Dieu de miséricorde, Il ne pointe pas du doigt, Il étend les bras pour nous accueillir. Alléluia !

Ce soir, gardons cela dans notre coeur : nous avons un Dieu de miséricorde qui veut nous faire du bien, qui veut nous faire grandir en Lui, qui veut que nous grandissions en Lui, puisque son but, c’est de nous faire atteindre la perfection en Lui ; une perfection totale, complète, pas quelque chose d’à moitié achevé. Vous savez, il n’y a rien de pire pour un artiste que de voir une oeuvre inachevée, qui n’est pas terminée. Il y en a qui meurent avant d’avoir fini leur symphonie, d’avoir fini leur statue, etc. Cela reste comme un chef-d’œuvre inachevé, cela n’a aucun sens. Alors que Dieu, qui est un artiste sur le plan de la création, quand on voit les choses qu’Il a faites, n’a pas laissé les choses à moitié finies. Il les a parfaitement achevées, quand Il a vu que tout était fini, Il a dit : “C’est bien, c’est beau. C’est très bien”, même, quand Il a eu fini l’homme. Et Dieu ne va pas vouloir s’arrêter tant que nous ne sommes pas parvenus à la perfection, pourvu que nous le laissions faire. Nous savons que le salut est gratuit. Le salut est tout à fait gratuit, il s’obtient par la foi en Jésus-Christ. Mais le Seigneur nous dit aussi que nous devons gagner Christ. Cela peut paraître contradictoire, si un salut est gratuit, est-ce qu’on a besoin de gagner quelque chose ? Pourtant la Parole est claire, il faut gagner Christ.

Et ce soir, je voudrais parler de cela : gagner Christ. Il ne faut pas que notre relation avec le Seigneur soit une relation religieuse ou une relation parce que nous avons entendu parler de Lui. Nous devons le gagner pour être trouvés en Lui, pour que Lui soit trouvé en nous, pleinement manifesté par toute la nature du Seigneur qui se manifeste en nous. Elle est merveilleuse, la nature du Seigneur Jésus. Qui est comparable à Jésus ? Et ce même Jésus qui vit en nous par le Saint-Esprit veut nous transformer pour nous rendre semblables à Lui, pour que le monde et l’église, quand ils nous voient, puissent voir Jésus manifesté en nous, dans sa beauté, dans sa splendeur, dans sa miséricorde, dans sa compassion. Qui est semblable à Jésus, notre merveilleux Seigneur et sauveur ? Personne ! Et pourtant, Jésus dit : “Je veux que tu sois semblable à moi, je veux que tu deviennes semblable à moi”. C’est Lui qui le fait si nous restons fidèles et attachés à Lui.

Je voudrais lire dans Philippiens 3 quelques versets qui sont merveilleux parce qu’ils nous remettent vraiment dans la perspective du Seigneur. Ils nous montrent en fait, que notre but sur la terre, pour nous, chrétiens remplis du Saint-Esprit, nés de nouveau, notre seul but, c’est de connaître Christ, de gagner Christ et de le manifester. Le but principal n’est même pas d’évangéliser pour sauver des âmes, cela vient après. Si nous avons un amour profond pour le Seigneur, un amour ardent et que nous voulons gagner Christ et le manifester pleinement en nous, nous serons entre ses mains un puissant instrument d’évangélisation. Vous ne croyez pas ? Regardez comme au début du livre des Actes des apôtres, quelques disciples remplis de l’Esprit ont gagné le monde entier connu de l’époque, en quelques années. Pourquoi ? Parce qu’ils avaient tout laissé pour suivre Christ. Tout laisser ne veut pas dire que vous devez laisser maintenant votre travail à l’usine ou au bureau. Mais dans leur coeur, les apôtres avaient tout laissé. Et si Jésus leur disait : “Maintenant laisse cela et suis-moi”, ils le laissaient et ils le suivaient. Donc, quelle que soit leur activité ou leur occupation, ils n’avaient qu’une seule chose dans leur coeur, c’est servir le Seigneur, Lui obéir et manifester Christ dans leur vie. Christ nous a tout donné, à nous de tout donner aux autres et de manifester d’abord ce qu’Il a donné dans nos vies.
Si vous relisez le début du premier chapitre de l’épitre aux Philippiens, vous verrez que les Philippiens étaient des chrétiens qui avaient été très éprouvés, persécutés et éprouvés. Et Paul les exhorte à tenir ferme. Ils étaient persécutés, on enlevait leurs biens, on les mettait en prison, certains étaient torturés et tués. Paul leur dit : “Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur”. Dans le Seigneur ! “Réjouissez-vous dans le Seigneur” parce que quand nous sommes dans le Seigneur, c’est-à-dire que nos pensées sont constamment fixées sur Jésus, nous sommes en Lui, nous sommes plongés en Lui. C’est ce que veut dire “baptisé dans le Saint-Esprit”, nous sommes plongés dans un bain du Saint-Esprit et nous n’en sortons pas. Nous sommes plongés en Lui, dans le Seigneur, nous nous réjouissons parce qu’Il est la source de toute joie et de toute paix. Dans le Seigneur !

“Je ne me lasse pas de vous écrire les mêmes choses et pour vous, cela est salutaire. Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis”. Les chiens, ce sont ceux qui retournent à ce qu’ils ont vomi. Ce sont ceux qui ont fait profession de connaître Christ et puis qui après, retournent manger les saletés du monde. Il y a aussi les mauvais ouvriers, ceux qui travaillent mal pour le Seigneur. On peut travailler mal pour le Seigneur quand on n’a pas tout donné au Seigneur. Quand on n’a pas donné toute sa vie, on ne peut pas bien travailler pour le Seigneur. On va mal travailler parce qu’on va travailler à cinquante pour cent, ou à trente pour cent de nos moyens ou à dix pour cent ou à quatre-vingt-dix pour cent, on va être des mauvais ouvriers. Jésus veut un travail à cent pour cent. Un travail à cent pour cent, c’est un travail qui est conduit par son Esprit. On peut être un mauvais ouvrier si on travaille par la chair. Mais si on est conduit par le Saint-Esprit dans tout ce qu’on fait, là on est un bon ouvrier. Donc, il faut qu’on prenne garde à ceux qui se disent chrétiens et qui travaillent dans la chair. “Prenez garde aux faux circoncis”, ceux qui font semblant d’être passés par la mort en Christ, mais qui ne le sont pas. Ils n’ont pas eu le coeur circoncis. Ils ont peut-être dans la chair la trace de la circoncision, c’est-à-dire

l’apparence, mais ils n’ont pas la réalité dans leur coeur. Donc, mettons-nous en garde contre ceux-là, cela ne veut pas dire qu’on doit les rejeter, il faut les aimer et prier pour eux, mais ne les écoutons pas. Ne suivons pas leur exemple et méfions-nous de ce qu’ils nous conseillent et de ce qu’ils nous disent. “Mettez-vous en garde”, dit-il.
“Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair”. Vous voyez, il insiste sur la marche par l’Esprit et ne rien faire selon la chair, ne pas nous confier dans les traditions et les méthodes des hommes. Rien de tout cela. Nous sommes donc de vrais circoncis si nous rendons à Dieu un culte en Esprit. Le culte rendu en Esprit, ce n’est pas seulement le dimanche matin de 10 heures à 12 heures. C’est du début à la fin de la journée, toute la semaine. C’est que toute notre vie est offerte sur l’autel. Un culte, c’est quelque chose qui est offert à Dieu. Notre vie est offerte sur l’autel du Seigneur, notre vie du matin au soir est un culte rendu à Dieu, une offrande au Seigneur par l’Esprit, une offrande agréable. “Seigneur, ma journée est pour toi. Elle est devant toi, maintenant, tu me conduis et tu me diriges et tu me montres par l’Esprit ce que je dois faire. Je veux te rendre un culte agréable, et te louer.

“Nous, qui nous glorifions dans le Seigneur”. Comment peut-on se glorifier dans le Seigneur ? En achevant la tâche qu’il nous a donnée à faire, en manifestant tout ce qu’Il veut que nous manifestions dans sa nature, dans ses dons. A ce moment-là nous pouvons nous glorifier en Lui, parce que nous disons de nous : “Tout ce que tu vois de merveilleux dans ma vie, c’est Jésus qui me l’a donné”. Donc je me glorifie en Lui, parce que je rends gloire à Jésus. Je Lui donne toute la gloire de ce qu’Il a fait dans ma vie. Je me glorifie en Lui. Comme Paul, qui dit, dans le même passage : “Suivez mon exemple, imitez-moi et imitez ceux qui m’imitent”. Il ne le disait pas par orgueil du tout. Il se glorifiait en Christ parce qu’il savait que c’était Christ qui l’avait changé. Et vous savez ce qu’il dit de lui-même ? Qu’il était le premier des pécheurs. Donc, si Christ a été capable de changer le premier des pécheurs pour en faire le premier des apôtres, tu peux avoir de l’espoir, mon frère et ma soeur. Il est capable de te changer pour faire de toi quelqu’un de merveilleux, rempli du Saint-Esprit et entièrement donné à son service. Mais il y a des conditions que nous allons voir après. C’est cela le culte rendu par l’Esprit de Dieu. Et ce culte nous permet d’être rempli du Seigneur et de nous glorifier en Christ parce que nous allons recevoir des choses merveilleuses du Seigneur. Il va manifester en nous son caractère et ses dons, cela va être à la gloire de Dieu et nous pourrons le glorifier en disant de nous-même : “Mais voilà, voilà ce que Dieu est capable. Nous sommes une lettre ouverte, nous sommes une vitrine aux yeux du monde, une belle vitrine bien arrangée qui attire, qui attire les âmes dans la maison du Seigneur”. La maison du Seigneur a le rez-de-chaussée rempli de belles vitrines. Mais il faut que ces vitrines soient belles, bien achalandées. Si nous, nous sommes la vitrine de Christ, les gens qui sont autour et qui ont envie d’autre chose que ce qu’ils vivent actuellement, une vie de misère et de difficultés vont nous voir comme une vitrine de Christ. Et ils vont dire : “Bon, je ne peux peut-être pas encore attraper ce qu’il y a derrière, mais je le vois. J’ai envie de rentrer dans cette maison pour me servir parce que là, on trouve de bonnes choses”. Ils vont voir ce que Jésus a fait dans ma vie.

“…et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair”, rien de ce qui est reconnu comme important par les hommes ne doit nous attirer. Qu’est-ce que les hommes recherchent ? La puissance, la gloire, l’argent, le pouvoir, la renommée, des exploits dans tous les domaines, littéraires, sportifs et autres, mais rien de tout cela ne nous intéresse. Ni l’argent, ni le succès, ni quoi que ce soit de ce que les hommes recherchent. Les hommes travaillent pendant trente-cinq ou quarante ans pour économiser tout ce qu’ils peuvent pour avoir une retraite agréable et ils meurent quelques années après en laissant tout derrière. Et même s’ils passent trente ans de retraite à épuiser leurs quelques économies, qu’est-ce que c’est, en comparaison avec la plénitude du Seigneur Jésus ? Est-ce que cela peut remplir une vie, cet objectif-là ? Travailler comme des fous pendant quarante ans pour économiser un peu ou beaucoup et puis passer quelques années à dépenser

peu ou beaucoup de ce qu’on a gagné pour mourir après misérablement et tout laisser derrière. Ce n’est pas une vie, ça ! Nous, notre espérance n’est pas dans ces choses-là. Notre espérance est en Christ. Notre désir, c’est de manifester sa gloire dans nos vies pour vivre comme Il veut que nous vivions, pour sauver des âmes, pour manifester la grâce et la puissance du Seigneur, pour que les malades soient guéris, que les démons soient chassés, que les coeurs brisés soient guéris, que nous manifestions la compassion du Seigneur, la puissance et l’amour de Jésus. Ne mettons pas notre confiance dans quoi que ce soit de charnel, d’humain. Rien !

Paul dit au verset 4 : “Moi aussi, cependant, j’aurais des raisons de mettre ma confiance dans la chair. Si quelqu’autre croit pouvoir se confier dans la chair, je le puis bien d’avantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux, quant à la loi, pharisien, quant au zèle, persécuteur de l’Eglise, irréprochable à l’égard de la justice de la loi”. Il fallait quand même le faire ! Lui qui était sous la loi, pouvoir dire : “Moi, j’étais irréprochable en ce qui concerne la loi” ! La loi n’a jamais amené quelqu’un à la perfection, mais au moins, en ce qui concernait les commandements de la loi, il était impeccable. Il faut voir quel terroriste était Paul à son époque. Il saccageait les maisons pour en arracher les chrétiens, les jetait en prison, les forçait à blasphémer et quand on les mettait à mort, il les approuvait. Il était rempli de la justice de la loi, c’est-à-dire d’un esprit de meurtre, de violence, de vengeance. A cette époque, il ne connaissait pas la justice qui s’obtient par la foi en Jésus. Il l’a connue après, quand Jésus s’est révélé à lui. Il a été touché par une simple parole de Jésus qui lui a dit, sur le chemin de Damas : “Je suis Jésus que tu persécutes”. Alors là, cela a suffit pour le retourner comme un gant, complètement. En une seconde, il a été retourné par l’amour de Jésus qui se révélait à lui. Lui qui avait tant de sujets de se glorifier. On a toujours humainement, un sujet de se glorifier. Même les moins favorisés trouvent toujours quelque chose pour se glorifier. Vous n’avez pas remarqué cela ? Les hommes sont comme cela. Ils trouvent toujours quelque chose pour se glorifier. De leurs propres enfants ils disent : “Oh, ce sont les plus beaux enfants de la terre, ceux que j’ai faits là”, ou bien n’importe quelle qualité qu’ils peuvent ressortir et mettre en avant. Paul, lui, avait vraiment des raisons de se glorifier dans la chair. Lui qui était docteur en théologie, qui avait étudié auprès de Gamaliel, qui était un des plus savants de son temps, un grand des grands et d’un coup, il a compris que le but de sa vie devait être Christ. Le vrai Seigneur, qu’il persécutait sans le savoir, se révèle à lui, pour lui dire : “Je suis Jésus que tu persécutes”, cela le bouleverse. Il a compris qu’il était à cent pour cent à côté de la plaque et il n’a pas perdu une seconde. Il n’a pas perdu une seconde ! A l’instant où Jésus se révèle pour lui montrer qu’il était de travers, à l’instant même il dit : “Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Maintenant, ma vie est à toi, terminé”. En un instant, bouleversé, et trois jours après, rempli du Saint-Esprit, guéri, et sans attendre il commençait son ministère d’apôtre.

“Mais ces choses qui étaient pour moi des gains…”. A l’époque, c’était des choses qu’il avait gagnées péniblement à la sueur de son front, des années d’étude, des années de recherche. Il connaissait par coeur toute la lettre de la Bible et de la loi, cela représente des années d’étude et de recherche. Il connaissait tout cela par coeur, mais de ce qu’il avait gagné à la sueur de son front, en un instant, il dit : “Maintenant, je considère tout cela comme une perte. J’ai perdu mon temps. C’est terminé, tout cela, à la poubelle”. “Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte”. A cause de quoi ? A cause de Christ qui venait de se révéler à lui. Et le peu qu’il en a vu, de cette révélation-là, a suffi à bouleverser sa vie et à lui faire dire : “Maintenant, Seigneur, c’est toi que je veux rechercher et servir pour toujours, pour toute ma vie, à cent pour cent, sans regarder en arrière, sans faire plus rien de ce que je faisais avant dans ma vie passée. C’est terminé”. Vous vous rendez compte, si toutes les conversions étaient de cette qualité-là ? Et même, au verset 8, regardez ce qu’il dit : “Je regarde toutes choses (pas seulement ce qu’il avait acquis par son travail et ses études) Je regarde toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue afin de gagner Christ”. Toutes ces choses que le monde recherche et toutes ces choses que bien souvent,

l’Eglise recherche aussi : le succès, la prospérité, la renommée. Il y a beaucoup de chrétiens et beaucoup de conducteurs qui recherchent cela. La renommée, être quelqu’un dont on parle, qui manifeste vraiment la puissance de Dieu, qui dirige les plus grandes églises, qui a le plus d’oeuvres chrétiennes qu’il contrôle. Cela, c’est de la chair, ce n’est pas du Seigneur, du tout. Mais lui,Paul, dit : “Je regarde toutes ces choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus”. Cela veut dire que les deux sont incompatibles. Tu ne peux pas avoir dans le coeur quelque chose de l’amour du monde et l’amour de Jésus. S’il y a les deux, cela va t’empêcher de connaître Christ puisque Paul dit : “Je renonce à tout pour la connaissance de Christ”. Cela veut dire que ce n’est pas possible de suivre les deux en même temps. Jésus dit bien : “Tu ne peux pas servir Dieu et Mammon. Tu ne peux pas servir deux maîtres à la fois”. Ou tu sers entièrement Jésus à cent pour cent ou bien tu vas servir le monde, mais si tu fais les deux, tu perdras tout. Tout. Alors que si tu veux gagner Christ, tu dois renoncer à tout. C’est cela, la Croix.

“Et je les regarde comme de la boue afin de gagner Christ” ; gagner Christ ! Tu vois le terme qu’il emploie ? “Gagner”. Cela veut dire qu’il y a un prix à payer. Ce salut est gratuit, la porte est ouverte. Tout est donné par grâce et nous recevons tout par la foi. Mais si tu n’es pas prêt à renoncer à tout pour gagner Christ, tu ne pourras pas le connaître à fond comme Lui veut se révéler à toi. Tu ne peux donc pas le servir si tu ne le connais pas bien. Tu ne peux pas parler aux autres de quelqu’un que tu connais mal. Tu as besoin de bien le connaître. Pour cela, il faut que tout soit donné à Jésus, que tu renonces dans ton coeur à tout ce qui t’a attiré jusqu’ici dans le monde et à tout ce qui t’attire encore dans le monde. Renonce à tout cela. Laisse tout cela de côté afin de gagner Christ et d’être trouvé en Lui ; bien sûr, en esprit, nous sommes en Christ, dans les lieux célestes, assis en Lui. Et Il est en nous. Mais ce ne sont pas seulement des mots : “Il est en moi, je suis en Lui” : si ce sont simplement des mots en l’air et pas une réalité vécue, cela n’a aucun sens et l’onction de Dieu ne repose pas sur toi. Tu ne peux pas dire cela comme une parole en l’air, tu dois le dire comme une réalité dans ta vie. D’abord une réalité de ton engagement : tu as tout donné parce que tu as eu la révélation que Jésus t’a tout donné. Cela vaut donc la peine de tout Lui donner par reconnaissance et par amour pour Lui. D’autant plus que c’est en Lui donnant tout que Jésus va se révéler pleinement, que tu vas vraiment être rempli du Seigneur et que tu vas pouvoir être utilisé par le Seigneur.

“Afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec la justice qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir si je puis, à la résurrection d’entre les morts”. Dans ce court passage de Philippiens chapitre 3, entre les versets 7 et 11, il emploie plusieurs fois des expressions qui sont semblables ou complémentaires. Il dit au verset 7 : “Je regarde toutes choses comme une perte à cause de Christ”. Il commence par préciser sa pensée. “Tout cela, j’y renonce à cause de Christ”, c’est-à-dire parce que Lui en vaut la peine.

Ensuite il dit qu’il regarde tout comme une perte à cause, non seulement de Christ, mais “à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ”. Ce n’est pas simplement pour Christ, qu’il le fait, mais pour connaître Christ. Sinon, ce serait un sacrifice offert à quelqu’un qu’il ne connaîtrait pas. Ce n’est déjà pas mal, mais Jésus veut aller plus loin. Paul commence par considérer tout cela comme une perte à cause de Jésus, mais il ne veut pas s’arrêter là, il dit : “Seigneur, je ne veux pas simplement te donner ma vie comme cela sans te connaître, mais je considère tout comme une perte parce que je veux te connaître”. Il y a dans la connaissance de Christ une excellence : “L’excellence de la connaissance de Christ”. C’est la chose la plus excellente sur la terre. Pouvez-vous dire amen à cela? C’est la chose la plus excellente sur la terre : connaître Christ qui nous introduit au Père par le Saint-Esprit. Si nous connaissons tous Christ individuellement, nous allons avoir entre nous une merveilleuse communion fraternelle parce qu’elle va se faire dans la lumière de Christ. Il ne peut pas y avoir de communion entre nous si nous ne connaissons pas Christ ; une

communion complète et réelle. Ce qui fait le manque de communion entre chrétiens aujourd’hui, entre églises, entre chrétiens, c’est le manque de connaissance de Christ au milieu de nous. Si nous connaissons tous Christ de la même manière, nous allons nous reconnaître aussitôt, nous allons communier intensément dans le même esprit parce que nous connaissons Christ chacun, toi et moi, de la même manière.

Il dit ensuite : pas seulement le connaître, mais le gagner et d’être trouvé en Lui. Parce que c’est quelque chose de plus. Il dit : Je commence par laisser tout pour Christ et ensuite : Je veux te connaître, Christ. Mais il veut encore aller plus loin, il veut le gagner, c’est-à-dire être comme Lui. C’est cela, gagner Christ. C’est être trouvé en Lui semblable à Lui, puisque Paul dit par la suite (Philippiens 3 :9 et 10) : “et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort”. Voilà le but suprême. Tout pour Christ, tout pour connaître Christ, mais tout pour être semblable à Lui, conforme à Lui, comme Lui.
Parce qu’en un sens, tu peux aussi connaître Christ et t’arrêter là, sans être conforme à Lui. Jésus veut que tu ailles plus loin que la simple connaissance de Christ. Il y a des chrétiens qui s’arrêtent à la connaissance de Christ sans vouloir aller jusqu’au bout du prix à payer parce qu’il y a une conformité à sa mort. Ils voudraient bien connaître Christ, mais Lui être entièrement semblables, cela demande un sacrifice supplémentaire. Ce sacrifice, c’est la mort complète, puisque la vie de résurrection ne peut pas se manifester s’il n’y a pas la mort, la conformité à sa mort. Donc, cela, c’est le but suprême. Si tu es décidé à payer ce prixlà, non seulement tu vas tout donner pour Christ et tu vas tout faire pour le connaître, mais tu vas tout faire pour être semblable à Lui. Quand on connaît Christ, si on est honnête, on ne désire qu’une chose, c’est être semblable à Lui. Et là, Jésus aura accompli son but. Si ce désir est dans ton coeur, la puissance du Seigneur va travailler dans ta vie pour manifester justement ce que tu désires dans ton coeur. C’est Lui qui va le faire, ce n’est pas toi qui va te rendre semblable à Lui. C’est Lui par sa puissance qui va te transformer jour après jour, qui va te remplir de son Esprit, qui va t’oindre de son Esprit, qui va se révéler constamment pour que la vie éternelle coule en toi. Parce que Jésus a dit : “La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu” (Jean 17:3), mais connaître au sens intime, une union intime de l’un et de l’autre, où on ne devient qu’un, comme le mari connaît sa femme et devient un. Avec Christ dont nous sommes l’Epouse, nous devons avoir cette connaissance intime où nous sommes un, et à ce moment-là, Il peut prendre pleinement en charge notre vie, se servir de nous et se glorifier.

“La justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ et la puissance de sa résurrection”. Cette puissance de la vie de résurrection est déjà en toi et ne demande qu’à s’écouler, si tu ouvres la porte de la Croix dans ton coeur, la communion à ses souffrances. Il y a des chrétiens qui s’arrêtent là. Ils disent : “Seigneur, je veux bien te connaître, mais je n’aime pas trop l’idée de la communion à tes souffrances, parce que cela veut dire être persécuté, être rejeté, être injustement traité, être crucifié, être mis à mort. Seigneur j’aimerais tant pouvoir te connaître parfaitement sans passer par là !” Jésus dit : “Non, ce n’est pas possible, bien-aimé, ce n’est pas possible”. Parce que pour connaître Christ, il faut que la chair soit entièrement ôtée. Pour être dans cette communion spirituelle ta chair doit être mise à mort. Tu es dans le lieu Très-Saint, si tu es entré par la Croix, par le chemin que Jésus a suivi, la communion à ses souffrances. A ce moment-là, tu peux dire d’avance : “Seigneur, je veux tout te donner, je veux te connaître et je veux être semblable à toi. J’ai compris que le prix que tu me demandes, c’est la communion à tes souffrances, Seigneur, d’avance, j’accepte. Je signe en blanc, la page est encore blanche, en tout cas celle que tu me tends, je signe là, Seigneur, tu peux y mettre ce que tu veux. De tout coeur, Seigneur. Amen !” Parce que le but en vaut la peine, il n’y a qu’une seule chose qui compte, c’est être semblable à Jésus ici-bas sur cette terre, et pour cela,

il faut accepter la communion de ses souffrances. C’est cela le véritable Evangile de Jésus-Christ : la joie parfaite, la sainteté parfaite, la joie merveilleuse qui remplit nos coeurs dès à présent, sa paix parfaite parce que nous avons accepté de payer ce qu’il nous demandait de payer et puis de passer par la communion de ses souffrances. Et là, on est vraiment en union de coeur avec notre Seigneur. Le Seigneur nous dit : “D’accord. Bien-aimé, ça va. Tu as compris, je peux travailler dans ta vie”. Ensuite, quand l’épreuve de la souffrance, l’épreuve de la communion aux souffrances de Christ arrive, surtout, ne t’étonne pas, ou ne te retire pas en disant : “Non, si j’avais su, je n’aurais jamais signé en blanc”. Non, ne t’étonne pas. Il faut que tu passes par là parce qu’il y va de la gloire de Dieu dans ta vie.
Quand tu seras passé par l’épreuve de la communion aux souffrances de Christ, quand tu auras pleinement accepté cela dans l’épreuve, la puissance de la vie de résurrection va se manifester ici-bas dans ta vie. Tu auras l’esprit brisé. Quand notre chair est brisée, quand cette carapace de chair est brisée, quand tout ce qui est dur en nous est brisé par la mort de la croix, à ce moment-là, nous devenons tendre dans les mains du Seigneur, nous pouvons pleinement manifester la compassion, l’amour du Seigneur et puis être utilisé. Il n’y a plus rien de dur qui sort. Il n’y a plus rien de charnel, de méchant, de mauvais, d’impatient, d’impur qui sort. La Croix et l’épée de l’Esprit sont passées par là et tu as été brisé. Quelque part, il y a eu un brisement dans ton coeur et dans ta vie. Tu as communié aux souffrances de Christ. Ce n’est pas un brisement qui vient de la punition de tes péchés, c’est un brisement qui vient simplement de la mise à mort de la croûte qui est encore sur toi, de cette croûte charnelle qui doit être complètement mise à mort, et à ce moment là, tout le parfum de Christ se répand.

“Pour parvenir si je puis”. Là ce n’est pas un “si je puis” de possibilité, c’est un “si je puis” de permission. Dans le texte grec, c’est : “Si j’ai la permission de”. Donc, ce n’est pas un signe d’incrédulité de la part de Paul de dire : “Pour parvenir si je puis à la résurrection d’entre les morts”. Il sait très bien que la seule condition pour qu’il y arrive, c’est que Dieu le lui permette. Et Dieu le permet à tous ceux qui veulent payer le prix. Donc, ce n’est pas un “si” d’incrédulité, c’est simplement un “si je puis” qui veut dire : “si Dieu me fait cette grâce, moi, j’ai compris les étapes par lesquelles je dois passer, c’est-à-dire : tout donner, tout considérer comme une perte et tout laisser de côté, et à ce moment-là, accepter la communion aux souffrances de Christ. Moi, j’ai fait tout ce que Dieu me demandait, maintenant, que sa grâce fasse le reste. Par sa permission, je vais atteindre le but”. Ce n’est pas un cri d’incrédulité, ce “si je puis”. C’est simplement une confession de sa totale dépendance de la volonté du Seigneur. Il dira par la suite qu’il a une pleine confiance que Dieu va faire ce qu’Il veut faire dans sa vie parce que lui-même, Paul, a ouvert pleinement la porte.

“Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection”, une perfection entièrement manifestée. On verra de quel prix il parle, un peu plus tard. “…mais je cours pour tâcher de le saisir”, là encore, quand il dit : “pour tâcher de le saisir”, ce n’est pas une manifestation d’impuissance ou d’incrédulité. Il veut dire : “Pour m’efforcer de le saisir”. Je cours pour un seul but dans mon coeur, c’est Jésus. Le but, c’est lui, le prix de ma course, c’est Jésus lui-même ; c’est la manifestation de la vie de Jésus en moi. Donc, “Je cours pour tâcher de le saisir (ce prix), puisque moi aussi, j’ai été saisi par Jésus-Christ”. Bien-aimé, quand tu es saisi par Jésus-Christ, plus personne ne peut t’arracher de ses mains sinon toi, si tu décides d’aller ailleurs. Quand tu as décidé de payer le prix jusqu’au bout, Christ te saisit et à ce moment-là, Il fait son oeuvre en toi. Il va faire sa volonté. Il va te faire passer par toutes les expériences qu’Il veut pour ta vie, tu ne t’en étonneras pas. Tu recevras dans ces épreuves et dans ces difficultés une pleine grâce et un plein secours de la présence du Seigneur, une pleine victoire dans l’épreuve, Christ t’a saisi maintenant et son oeuvre se fait dans ta vie. “Frères, je ne pense pas l’avoir saisi (le prix encore ; c’est-à-dire avoir manifesté parfaitement dans ma vie la perfection de Jésus), mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste _

de Dieu en Jésus-Christ”. Nous venons de lire que le prix de cette vocation céleste, c’est d’être semblable à Lui par la communion de ses souffrances. Etre semblable à Jésus, conforme à Lui. Que toute la nature de Jésus se manifeste en moi, voilà le prix. C’est Jésus Lui-même manifesté en moi. C’est cela le prix. Est-ce que tu veux remporter ce prix-là ? Tu vois le modèle, l’exemple, le but, Jésus lui-même, et tu dis : je laisse tout, tout de côté, tout. Tu ne penses qu’à une chose, c’est à remporter ce prix-là. Tu cours vers le but en te disant : “Seigneur, il n’y a plus qu’une chose qui compte, c’est être semblable à toi, toi mon but, mon Sauveur, mon Seigneur que je vois là devant moi. Je cours vers toi parce que plus je te vois, je te regarde, je te contemple, plus je suis transformé à ton image. Et c’est ce que je veux, Seigneur pour te glorifier parce que toi, tu es merveilleux et je veux que ta nature se manifeste en moi. Voilà le prix. Je veux remporter ce prixlà”.
Donc il n’y a plus rien qui m’intéresse à part ce prix-là, même pas le ministère chrétien ; cela, c’est secondaire. Même pas les dons manifestés, même pas le salut des âmes. Vous comprenez ce que je veux dire, c’est d’une importance suprême le salut des âmes, la préparation de l’Epouse. Mais comment l’Epouse va pouvoir se préparer si elle n’a pas les yeux fixés sur le but et si elle ne veut pas remporter ce prix ? Comment allons-nous gagner vraiment des âmes si nous n’avons pas les yeux fixés sur ce but et si nous ne voulons pas remporter ce prix ? Si nous sommes pleinement fixés sur ce but, désirant remporter ce prix, être semblables à Jésus en acceptant qu’Il fasse tout ce qu’Il veut faire dans notre vie parce que nous avons tout donné, nous allons être puissamment transformés, remplis, oints par le Saint-Esprit. A ce moment-là, il va pouvoir nous utiliser pour gagner des âmes et pour préparer l’Epouse. A ce moment-là, nous allons glorifier le Seigneur.

“Je cours vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu”. Vocation, cela veut dire : appel. C’est Dieu le Père qui est là derrière Jésus, et qui, de sa voix tendre, nous appelle à Lui en disant : “Venez, venez. Je veux vous transformer pour que vous soyez semblables à l’image de mon Fils. Venez, venez”. Quand on entend cet appel dans le coeur, on y va. Je ne résiste pas à la vocation céleste, à l’appel du ciel, à l’appel de Dieu. “Venez ! Qui veut venir ?” Il appelle tous les hommes. Il y a beaucoup d’appelés, peu d’élus parce qu’il y en a peu qui acceptent de payer ce prix. C’est facile au cours d’une réunion d’évangélisation de dire : “Ceux qui veulent lever la main pour suivre Jésus, levez la main”. Allez, on s’approche et on prie. On verse quelques larmes et puis on repart. Mais est-ce que tu as compris que le prix de la vocation céleste, c’est d’être semblable à Jésus et qu’il y a un prix à payer? Que tu dois tout laisser dans ce monde et dans ta vie passée et te donner entièrement à Jésus pour qu’Il fasse une oeuvre profonde dans ta vie? Et toi, tu as l’oeil fixé sur Jésus pour être semblable à Lui. Il y a ce prix à payer . C’est un prix qui est élevé parce qu’il va tout te coûter , à cent pour cent. Quand tu as compris cela dès le premier jour comme Paul l’a compris, tu peux devenir un apôtre puissant entre les mains du Seigneur. Quand je dis apôtre, je ne parle pas du ministère d’apôtre, mais “envoyé du Père”, comme Jésus a été envoyé. “L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance… etc.” (Esaïe 61:1) Quel passage merveilleux ! Jésus a dit : ” Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie” (Jean 20:21). Mais Il disait cela à ceux qui étaient d’abord passés par ce chemin-là, qui avaient accepté de gagner Christ en perdant tout le reste. Dieu peut envoyer ces hommes et ces femmes-là. Ils font du bon travail pour Lui parce que c’est Dieu qui travaille en eux.

Reprenons Philippiens 3, au verset 15 : “Nous tous, donc, qui sommes parfaits…”. Si tu as décidé dans ton coeur de tout faire pour être semblable à Jésus, en gardant les yeux fixés sur Lui, en laissant tout de ton passé, de ta vie passée, et de ce monde, Dieu dit que tu es déjà parfait parce que ton coeur est tout entier pour Lui. C’est cela être parfait, intègre, totalement pour Jésus, à cent pour cent. Même si cette perfection n’est pas encore manifestée, Dieu te voit parfait parce que tout ton coeur est pour Lui, tout. Il dit :
“Nous tous qui sommes parfaits”, alors qu’il vient de dire : “Je n’ai pas encore vu cette perfection manifestée mais je suis déjà parfait parce que toutes les conditions sont réunies. J’ai donné toute ma vie au Seigneur, il m’a tout donné de son côté. Il m’a saisi, Il fait son oeuvre en moi et Il va l’achever. Parce que l’oeuvre créatrice qu’Il commence, Il l’achève”. Et tu le verras de tes yeux ici-bas, dès maintenant, avant le retour de Jésus. Tu peux être transformé ce soir-même, par la puissance de résurrection du Seigneur, si tu as donné ta vie à cent pour cent au Seigneur. Déjà ce soir, Il te transforme, il te change. Tu n’es plus le même en sortant d’ici, parce que la Parole de Dieu est une parole puissante. Dieu dit, et la chose s’accomplit. Dieu dit dans mon coeur des paroles qui vont me créer, me transformer. Je suis une nouvelle création en Lui mais il faut que cette nouvelle création se manifeste dans toute ma vie. Elle se manifeste par la Parole de Dieu qu’Il m’adresse à ce moment-là parce que moi, je Lui ai tout donné, et Il va pouvoir travailler.

Dans l’épitre aux Hébreux, au chapitre 4, et au verset 2, nous lisons : “Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.” Il est dit ici que la Parole a été anéantie par ceux qui ne l’avaient pas reçue dans la foi. Elle n’a pas produit d’effet. Elle n’a pas été mélangée à la foi, elle n’a pas produit l’effet que Dieu voulait qu’elle produise. Alors que si nous sommes dans une attitude de foi en disant dès le départ : “Seigneur, vas-y, fais ton oeuvre”. Dieu envoie la même Parole, elle pénètre, elle fait toute son oeuvre librement et elle la fait à la perfection. Il n’y a rien qui l’arrête. C’est merveilleux ! Tu es transformé de gloire en gloire, jour après jour ! Si tu passes un jour sans être transformé, c’est que tu as retenu encore quelque chose, ou tu as repris quelque chose de ce que tu avais donné. Tu laisses tout, chaque jour qui passe, tu vois la transformation du Seigneur, tu la vois. Tu sens et tu vois l’Esprit du Seigneur grandir dans ta vie. “Ayons cette même pensée, nous tous qui sommes parfaits”. Nous avons cette pensée unique. Nous sommes tous dans la même pensée : “Seigneur, que je sois semblable à toi parce que tu es tellement merveilleux. Je veux te connaître pour être semblable à toi”.

Philippiens 3:15 : ” Et si vous êtes en quelque point d’un autre avis (hélas !), Dieu vous éclairera aussi là-dessus”. Une parole de foi ! Il savait bien que parmi ceux qui l’écoutaient, qui l’entendaient, il y en avait qui n’étaient pas tout à fait d’accord là-dessus, qui retenaient encore quelque chose. Mais il leur dit : Dieu va vous éclairer. Il va vous faire comprendre. Comment va-t-Il te faire comprendre ? Tu seras dans l’impasse. Tu seras dans l’impasse si tu laisses quelque chose dans ta vie, qui vient de ta vie passée ou du monde, ou si tu n’as pas tout donné au Seigneur pour qu’Il te transforme. Quelque part, l’oeuvre du Seigneur va s’arrêter, tu seras dans l’impasse, tu seras coincé et à ce moment-là, tu vas te poser des questions, si tu es honnête, et Dieu va t’éclairer. Il t’éclairera et tu vas repartir.

Philippiens 3:16 : ” Seulement au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas”. Nous savons en quoi consiste cette marche d’un même pas. Il dit : Courez vers le but. La marche au pas du Seigneur, c’est : vous courez vers le but, tous ensemble. Marchez d’un même pas alors qu’il vient de dire : “Je cours vers le but”. Quand il dit : “Je cours vers le but”, vous remarquez qu’il ne s’arrête pas pour se laisser freiner par ceux qui traînent les pieds. Quand il dit : “Marchons d’un même pas, cela ne veut pas dire : “Je vais arrêter ma progression spirituelle parce qu’il y en a qui traînent les savates, qui ne veulent pas tout donner, donc, pour les accompagner, je vais m’arrêter de me consacrer à cent pour cent afin d’être avec eux, pour les accompagner un peu”. Non, ce n’est pas ce qu’il dit. Il dit : “Moi je cours, courons ensemble. Allez, d’un même pas”. Si tu restes derrière, c’est que tu n’as pas compris ou accepté le plan du Seigneur. Paul ne dit pas : “J’arrête de courir pour t’accompagner dans ton attitude rétrograde”. Non, il dit : “Tu cours avec moi. Si tu ne veux pas courir avec moi, je te laisse là et Dieu t’éclairera. Moi, je vais tout faire dans mon ministère d’apôtre pour t’éclairer, mais je ne vais pas me laisser ralentir dans ma course. Courons d’un même pas nous qui tous avons été éclairés, au point où nous en sommes, courons d’un même pas vers le Seigneur. Marchons dans cette course vers le but”.

Philippiens 3:17 à 19 : ” Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il y en a plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ (voilà ceux qui n’ont pas renoncé à tout) Je vous en ai souvent parlé et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition. Ils ont pour dieu leur ventre.” Le ventre, c’est une image pour désigner tout ce qui concerne le monde ; la chair et le monde. Donc, ils ont pour dieu tout ce qui est dans la chair et dans le monde. Voilà leur dieu. Au lieu d’avoir leur Dieu sur le trône, Jésus-Christ vers lequel on court, ils ont pour dieu leur ventre, la chair et ce monde. Leur fin sera selon leur désir. C’est ce que tu as voulu, tu vas tomber dans la perdition. Ce n’est pas ce que Dieu veut pour toi. “Ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte. Ils ne pensent qu’aux choses de la terre”. Il ne dit même pas que ce sont des grands pécheurs, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Peut-être que ce sera le succès, l’argent, ces choses-là, ou les économies à faire pour la retraite ou que sais-je moi ? Ce n’est pas interdit par Dieu de faire des éconmies, mais mettons-le à sa juste place. Jésus en premier, son oeuvre en premier et pour le reste, Il pourvoira.

Philippiens 3:20 et 21 : ” Mais notre cité à nous est dans les cieux…” La Jérusalem céleste est dans les cieux et nous avons les yeux fixés sur cette cité. “D’où nous attendons aussi comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps (la touche finale, la résurrection du corps), au corps de sa gloire par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toute chose”.
Je lis le premier verset du chapitre 4 : “C’est pourquoi, mes bien-aimés et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur”. Demeurez fermes dans ce but-là. Ne laisse pas tomber un seul instant le but à atteindre ici-bas : être comme Jésus ; être rempli de son Esprit, être rempli de sa puissance, de sa nature. Voilà ce que Jésus veut pour chacun de nous. Il a la puissance de le faire et Il le fera si nous, nous avons un coeur tout entier tourné vers ce but et vers Jésus. Il a la puissance de le faire et Il le fera. Il nous rendra parfaits sur cette terre comme Lui est parfait ; saints comme notre Père céleste est saint, parce que Dieu fait les choses à merveille. Jésus est toujours le même, hier, aujourd’hui, éternellement. Il veut nous transformer à son image et faire de nous des flammes de feu qui vont transmettre son feu à Lui et qui vont manifester sa gloire.

Si tu dis : “Oui”, dis-le de tout ton coeur et tu vas voir Dieu agir avec puissance dans ta vie. Tu ne peux pas rester au même point, jamais avec Jésus, une fois qu’Il t’a saisi. Et même si tu as quelquefois l’impression d’être dans un désert, cela ne veut pas dire que spirituellement, tu stagnes. La stagnation spirituelle vient seulement quand on laisse tomber le Seigneur ou quand on n’est pas dans une consécration réelle. Le chemin du désert fait partie de la formation et des souffrances de Christ. Il y est passé aussi. Si tu passes par un désert où tu as l’impression qu’il n’y a rien qui se passe, où tu voudrais faire des choses pour Christ et que tu ne fais pas grand chose, ce n’est pas important. L’important, pour Jésus, c’est que tout ton coeur soit tout entier pour Lui, que tu le laisses faire. Tu es dans le désert, Jésus est avec toi. Il fait son oeuvre, Il a permis que tu y passes, c’est pour un temps seulement ; quarante jours. Et après, tu vas sortir revêtu de la puissance du Seigneur pour accomplir ses oeuvres. Amen !

Vous pouvez obtenir la cassette audio de ce message, et d’autres encore, en écrivant à
Source de Vie – http://www.sourcedevie.com

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